Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 20 : Entre deux mondes

Din, Maest et Vladimir furent étonnés de voir que De Loco s’était soudainement endormi sur le sol rocheux. Ils n’eurent pas d’autre choix que de rester sur l’île.

POV de De Loco

Ma tête… elle me brûle. Que s’est-il passé ? J’était sur cette île il y a un instant et maintenant j’ai l’impression d’être dans un tout autre monde. Je dois être en train de rêver…

« Oh ? Un humain, ici ? C’est très… inhabituel », dit une voix.

J’ai levé les yeux. Je me trouvais dans une pièce sombre où volaient de petits insectes qui émettaient une lumière dorée, des papillons. J’avais horreur de ces bestioles. J’ai chassé quelques unes de ces créatures répugnantes en me relevant.

C’est à ce moment que je vis un homme aux cheveux blonds très pâle. Il s’agissait probablement de la personne qui m’avait adressé la parole. Je suis resté sous le choc lorsque j’ai vu qu’il avait six ailes blanches.

Sur le coup, j’ai eu presque envie de rire. À un instant, j’ai cru que j’étais mort, mais si ce serait le cas je ne me serais sûrement pas retrouvé devant un ange.

« Hum, c’est curieux ça. Vous êtes très faible, mais vous êtes toujours en vie. Les vivants n’ont pas leur place ici », dit le séraphin en me dévisageant.

Un papillon s’était posé sur l’épaule de l’ange. Soudain, l’homme avait commencé à parler à l’insecte comme si je n’étais plus là. Puis, après un long moment, il se tourna vers moi.

« Je comprends mieux maintenant, dit l’ange.

— Et bien… Je suis content pour vous, moi je ne comprends plus rien, dit-je d’un ton énervé.

L’homme se mit à rire avant de reprendre la parole.

— Vous êtes confus n’est-ce pas ? C’est bien normal. Vous vous êtes trouvé des compagnons de voyage à ce que je vois. Sachez que votre rencontre n’était pas fortuite. Vous vous posez sûrement beaucoup de questions. Les réponses viendront le moment venu. Pour l’instant, le temps passe dans votre monde. Je ne vous retiendrai pas ici plus longtemps. Nous nous reverrons lorsque vous aurez retrouvé celui qui a été enlevé… », dit le séraphin.

Ma vision se brouilla. L’instant d’après, j’étais revenu à la réalité. Devant moi, il y avait les visages inquiets de Din, Maest et Vladimir.

Fin du POV

L’épéiste lui demanda s’il allait bien. L’ingénieur hocha la tête, légèrement confus. Apparemment, il avait dormi pendant deux jours. Vladimir semblait impatient de quitter l’île.

Il demanda à l’autre Valuan s’il pouvait utiliser son vaisseau temporairement. De Loco soupira et acquiesça. Vladimir se tourna vers les deux adolescents.

« Que voulez-vous faire ? Voulez-vous m’aider à retrouver Alfonso ?, demanda-t-il.

— Évidemment. On n’allait quand même pas faire comme s’il ne s’était rien passé, répondit Din.

— … Vous pouvez compter sur nous », ajouta Maest.

Le groupe monta aussitôt à bord du Caméléon. De Loco ne pouvait pas s’empêcher de penser à son étrange rêve. Il préféra ne pas en parler aux autres. Il ne savait plus trop pourquoi il avait choisi d’aider Vladimir à retrouver Alfonso, mais ça n’avait plus d’importance à présent.

Il était trop tard pour changer d’avis. Le vaisseau s’éloigna de la région valuanne. On pouvait apercevoir les lumières du phare de l’île des marins. Vladimir proposa de commencer les recherches là-bas. Si les pégases étaient partis dans cette direction, il y avait peut-être des témoins. Le moindre indice serait d’une aide précieuse.

Le Caméléon fit une arrivée très peu subtile au port. Le vaisseau contrastait beaucoup avec les autres. Des gens lançaient des regards en coin à l’amiral lorsqu’il arriva sur l’île. Visiblement, les Valuans n’étaient pas très appréciés.

Le groupe se sépara. Vladimir se rendit à la confrérie des marins, le lieu idéal pour trouver des informations. Din et Maest s’étaient dirigés vers la taverne tandis que De Loco allait acheter des nouveaux équipements pour son vaisseau.

La taverne était bondée. Un homme assis devant le comptoir était en train de parler.

« Je les ai vus comme je vous vois ! Il y avait six ou sept pégases dans le ciel l’autre jour, dit-il.

— J’en connais un qui a bu beaucoup trop de loqua, dit un marin d’un ton moqueur.

— Vous ne me croyez pas ? Moi je suis sûr que ce n’était pas une simple hallucination. Je vais en capturer un et vous le montrer !, s’exclama le jeune homme d’un ton déterminé. -Et bien bonne chance, Domingo ! », dit la gérante de la taverne.

L’homme nommé Domingo se dirigea à la sortie. Les deux adolescents décidèrent de le suivre.

C’était un homme probablement âgé d’une vingtaine d’années. Ses longs cheveux noirs étaient attachés. Il avait des lunettes sur son front, des pantalons noirs et une chemise orange.

Domingo se retourna lorsqu’il entendit quelqu’un l’appeler.

« Vous vouliez me parler ?, demanda-t-il.

— Oui. Nous avons entendu votre conversation et nous voulions vous dire que… nous avons vus ces pégases également, dit Maest.

— Ah, je le savais ! Ce n’était pas seulement mon imagination alors », s’exclama le jeune homme.

Din lui expliqua qu’ils avaient besoin d’aide parce qu’ils cherchaient les pégases. À ce moment, Vladimir et De Loco vinrent les rejoindre. Domingo semblait méfiant face à l’amiral valuan. Finalement, il accepta d’aider le groupe à deux conditions. La première était de voyager dans son propre bateau et la deuxième était que la récompense pour la découverte lui revienne.

De Loco était réticent à abandonner son vaisseau, mais il se dit que ce n’était que temporaire alors il se contenta d’acquiescer.

Domingo les conduisit devant un énorme bateau blanc à voile qui appartenait… à quelqu’un d’autre. Il pointa un minuscule voilier en bois. Le groupe monta à bord sans dire de commentaires.

Après tout, ils avaient de la chance d’avoir obtenu de l’aide. Le jeune homme aux cheveux noirs mit les voiles. Le groupe quittait à présent l’île des marins.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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