Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 21 : Fragment du futur

Le groupe naviguait dans les cieux de l’océan central. La lune, qui était visible en plein jour, était argenté. Domingo leur disait qu’il avait aperçu les pégases dans cette région la veille. Avec un peu de chance, ils n’étaient peut-être pas trop loin. Le jeune homme s’était ensuite présenté un peu plus en détail. Domingo Sanchez était un pirate de l’air faisant parti des voleurs bleus.

Din en profita pour lui demander ce qu’était les voleurs bleus. Vladimir avait aussi utilisé ce terme. Les deux pirates de l’air semblaient surpris par sa question. Vladimir lui expliqua que les pirates de l’air étaient divisés en deux factions : les voleurs bleus et les pirates noirs. Ces derniers étaient de dangereux hors-la-loi qui attaquaient les vaisseaux marchands et pillaient leur cargo.

L’autre faction en revanche, n’était pas aussi agressive. Ils volaient seulement les vaisseaux armés, plus particulièrement ceux de l’armada impériale. Les voleurs bleus gardaient une partie du butin pour eux et utilisaient le reste pour aider les plus démunis.

Domingo précisa qu’il était surtout un explorateur. Il était autrefois chasseur de trésors, mais il avait décidé de partir à la recherche de découvertes et de nouveaux continents.

« Vous avez sûrement entendu mon nom quelque part, dit-il.

— Euh désolée, non… », répondit Din.

L’explorateur était à la fois étonné et déçu. Il se demandait d’où venaient les deux adolescents. Ni l’un ni l’autre n’avait entendu parler de lui alors qu’il était connu mondialement. Ils ne savaient même pas ce qu’étaient les voleurs bleus.

Ce n’étaient pas les seules questions qu’il avait en tête. Il se demandait pourquoi Vladimir, un pirate de l’air, voyageait avec un amiral valuan. Il décida de garder ses questions pour plus tard.

Tout à coup, Domingo se retourna lorsqu’il entendit un bruit étrange. Le son venait du robot. L’ingénieur jeta un coup d’œil à la machine qui venait de retomber, inerte.

« … Il n’y a plus du tout d’énergie, dit De Loco.

— Pouvez-vous le réparer ?, demanda Din.

— C’est un androïde assez ancien. Je ne sais pas si je peux le réparer, mais je vais essayer », répondit l’ingénieur.

Domingo jeta un dernier regard à l’amiral avant de se tourner vers le gouvernail de son bateau. Maest voyait que l’explorateur se méfiait de l’amiral. Pendant que De Loco était occupé à examiner la machine, l’adolescent alla voir Domingo.

« … Excusez-moi. Est-ce que vous le connaissez ?, demanda Maest en baissant le ton.

— Qui ?… L’amiral De Loco ? Non, enfin pas personnellement, j’ai entendu parler de lui, répondit le jeune homme aux cheveux noirs. -Et qu’est-ce qu’on dit de lui ?

— C’est un individu peu recommandable. Il est particulièrement cruel.

— Je vois…

— Je ne sais pas ce que vous faites avec lui, mais je ne lui ferais pas trop confiance si j’étais vous », marmonna Domingo.

Maest hocha la tête en le remerciant du conseil. Il jeta un regard en coin au Valuan en espérant qu’il n’avait rien entendu. L’homme semblait trop concentré sur son travail pour écouter sa conversation.

Après un certain temps, l’explorateur leur avoua qu’il ne savait plus trop où chercher. Ils naviguaient depuis presque deux heures et il n’y avait pas un pégase en vue.

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?, demanda le mage.

— Je suis prêt à chercher pendant des mois s’il le faut ! Je sais que ces pégases existent, s’exclama Domingo.

— Nous ne pouvons pas prendre tout ce temps ! Au moment où on parle, ces gens sont peut-être en train de torturer notre pauvre ami. Je n’ose imaginer les horreurs qu’ils lui font subir, dit Vladimir. -… Pardon ? Je peux savoir de quoi vous parler ? », demanda l’autre pirate de l’air.

Vladimir lui raconta ce qui s’était passé. Din avait seulement demander de l’aide à l’explorateur pour retrouver les créatures ailées, mais elle n’avait pas mentionné les détails essentiels.

En fait, les deux voleurs bleus ignoraient pourquoi Alfonso avait été enlevé. De Loco, Din et Maest leur avait caché beaucoup de choses. L’adolescent jugea qu’il fallait leur dire la vérité le plus vite possible avant de s’attirer leur méfiance davantage. Il devait seulement attendre le bon moment.

Pendant ce temps, Alfonso fut emmené à l’île du Temple qui se trouvait dans l’océan central. L’île était considéré comme un lieu hanté. L’intérieur du temple étant infesté de monstres, le groupe d’Eres resta à l’extérieur. Le Valuan avait les mains liées, il n’y avait aucun moyen de s’enfuir. Il observait Meryl avec ennui pendant qu’elle se disputait avec Reyson.

« Détachez-le ! N’avez-vous donc aucun respect !?, cria-t-elle.

— Je n’avais pas le choix ! Vous voulez le laisser s’enfuir de nouveau ? », répliqua l’Eres.

Alfonso soupira et ne porta plus aucune attention à leur stupide querelle. Il entendit des bruits de pas venant de derrière lui. Il s’agissait de Sola. Elle tenait le saphir du Feïress. Elle en avait fait un collier avec une chaîne dorée. Sola vint le lui mettre autour du cou en lui disait qu’il ne perdrait pas la pierre de cette façon. Puis, la jeune femme s’éloigna de lui.

Contrairement aux autres Eres, elle était plutôt gentille. C’était la seule personne qu’Alfonso pouvait supporter dans ce groupe. Il leva les yeux vers le ciel en se demandant si les autres le cherchait. Il secoua la tête.

« Ils ont dû abandonner depuis longtemps. On dirait que je vais rester avec ces gens pendant encore quelques jours ou plus », pensa-t-il.

Il jeta un regard au saphir en ce demandant ce que ces gravures signifiaient. Comme si elle pouvait lire dans ses pensées, Sola vint lui expliquer que le texte montrait une partie de l’avenir. Le saphir se trouvait autrefois sur une épée sur laquelle une prophétie était écrite.

Cependant, un homme appelé Samael en avait prit possession et une guerre s’en était suivie. L’épée fut détruite et les morceaux demeuraient introuvables.

Alfonso se souvint du fragment de lame d’épée que Din avait toujours en sa possession. Il resta silencieux, ne sachant pas quoi penser. Le soleil n’allait pas tarder à se coucher. Même s’il était encore tôt, le jeune homme se sentait fatigué et se dit que ce n’était pas une mauvaise idée de s’évader dans le sommeil.

* * *

Fabius était assis, il regardait la multitude de papillons dorés d’un regard absent.

« Je l’ai rencontré, dit-il à l’autre ange qui se trouvait à ses côtés.

— Vraiment ? Était-il au courant de son état ?, demanda Marina.

— Non. Il ne s’est pas « éveillé » encore. Il va se rendre compte de ce qu’il lui arrive tôt ou tard.

— Crois-tu que nous pourrons le sauver ?

— Il le faut… Il est en train de mourir à petit feu et le monde commence à faire de même », dit le séraphin.

Marina baissa les yeux. S’ils échouaient, il n’y aurait pas de seconde chance.

* * *

Domingo avait arrêté son bateau. Le ciel était devenu noir, la mauvaise visibilité ne leur permettait plus de continuer à naviguer.

Tandis que les autres dormaient, l’ingénieur, incapable de trouver le sommeil, fixait le ciel. D’un côté, c’était normal puisqu’il avait dormi pendant deux jours. Sa migraine ne l’aidait pas à dormir non plus.

Il laissa échapper un soupir et essaya de fermer les yeux lorsqu’il entendit soudain un bruit étrange. De Loco se releva et regarda autour de lui. Ça ressemblait au son d’une rafale de vent, mais pourtant il n’y avait pas la moindre brise.

Le bruit devenant de plus en plus fort, le reste du groupe ne tarda pas à se réveiller. Domingo abaissa ses lunettes sur ses yeux et observa les alentours, cherchant la source du vacarme. La noirceur rendait déjà les choses difficiles, mais ce fut pire lorsqu’un épais brouillard commença à s’installer. L’explorateur serra les dents et sortit une arbalète de son sac. Din, Maest et Vladimir restèrent sur leurs gardes, se préparant à un éventuel combat. C’est à ce moment que le bateau fut secoué violemment.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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