Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 7 : Fuite

Les deux amiraux ignoraient encore dans quelle situation ils étaient. Le monde d’Una devenait de plus en plus dangereux. Les Eres, avec l’aide du roi Harken, cherchaient à reprendre les terres qu’ils avaient perdues et les autres continents avaient leurs propres problèmes. Sans le vouloir, les deux Valuans allaient se retrouver au cœur de tous ces problèmes.

Din, Alfonso, Maest et De Loco continuaient de suivre le vieil homme. Soudain, ils entendirent un garde donner l’alerte. Ils n’avaient pas été repérés encore, mais d’après ce qu’ils avaient entendu, quelqu’un s’était infiltré dans le château. Le groupe dut courir pour éviter les gardes. Ils se retrouvèrent bientôt dans une impasse et ils remarquèrent que De Loco n’était plus avec eux.

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant !? , s’écria Alfonso , prit de panique.

— Il va falloir faire demi-tour et éliminer les soldats sur notre route, dit Din en sortant son épée.

— Qu… Quoi !? », s’exclama Alfonso.

Din lui dit qu’elle ne tuait pas les gens par plaisir. Maest ajouta qu’il y avait un civil parmi eux et qu’il fallait se battre pour le défendre et aussi pour leur propre survie. Alfonso tremblait de peur. Il sortit sa rapière, mais il semblait très nerveux.

« Quelque chose ne va pas ?, demanda Din.

— Hein ?… Non, tout va bien ! Ne me sous-estimer pas ! Je pourrais disposer de ces vermines moi-même, mais…, commença le noble.

— Vous êtes amiral non ? Les champs de bataille vous sont familiers. À moins que vous aillez peur… », dit-elle.

Din semblait avoir touché la corde sensible. Alfonso partit devant eux, tenant la rapière fermement. Il n’allait quand même pas perdre la face devant cette épéiste débutante. Il avait son honneur à défendre.

Le groupe avança avec prudence. Ils étaient en formation triangulaire. Alfonso était devant tandis que Maest et Din étaient derrière lui, chacun de leur côté. De cette façon, ils pouvaient protéger plus facilement le vieil homme. Ils espéraient retrouver De Loco en évitant les combats inutiles.

Cette fois, leurs ennemis étaient humains. S’ils rencontraient des soldats en chemin, ils devaient essayer de les assommer. Ils devaient les tuer seulement en dernier recours. Un soldat les repéra dans l’un des couloirs. Din fit signe au vieil homme de reculer.

La première pensée d’Alfonso fut de s’enfuir, mais il serait humilié et déshonoré. Il courut vers le garde et l’attaqua d’un coup d’estoc. Son adversaire avait bloqué l’attaque avec le plat de la lame de son épée. Il s’apprêtait à riposter. Alfonso recula, tentant de cacher sa peur.

Din et Maest virent qu’ils devaient lui venir en aide, mais ils n’eurent pas le temps d’agir. Alfonso avait trébuché et il avait eu le réflexe de lever son arme. L’adolescente écarquilla les yeux. Son ami était dans le même état de choc.

Le blond leva la tête et vit le corps inerte du soldat empalé sur la lame. Il dégagea son arme tout en gardant les yeux rivés sur le cadavre. Il était aussi choqué que les deux autres. Maest proposa d’aller devant. Alfonso hocha la tête silencieusement.

La jeune fille aux cheveux rouge lui dit que ça pouvait arriver et qu’elle savait qu’il n’avait pas fait exprès. Le mage préférait ranger son livre de sort et utiliser ses poings pour que ce genre de chose ne se réitère plus.

Pendant ce temps, De Loco se trouvait dans un autre couloir. Il n’avait pas retrouvé les autres, mais il n’avait pas été repéré. Soudain, des bruits de pas se firent entendre. Il fut prit d’une forte migraine.

« … Qu’est-ce qui se passe !? », se demanda-t-il.

Il entendait les pas qui s’approchaient. Le bruit résonnait dans sa tête. De Loco voulut s’éloigner, mais il arrivait à peine à tenir debout. La douleur devint insupportable. L’amiral s’écroula sur le sol. Les pas s’arrêtèrent juste à côté de lui. Quelqu’un se pencha et le secoua avec douceur.

« Vous vous sentez mal ? Est-ce que vous pouvez m’entendre ? », demanda la personne.

La voix semblait lointaine, mais De Loco pouvait déduire qu’il s’agissait d’une femme. L’inconnue répéta la question, mais l’amiral perdit connaissance. Elle entendit les gardes approcher. Sans perdre de temps, elle prit l’homme inconscient et se sauva en le portant sur son dos.

De leur côté, les autres cherchaient toujours l’autre Valuan. Alfonso s’arrêta et prit la parole.

« Pourquoi est-ce qu’on ne cherche pas la sortie ? J’en ai assez de cette course dans les couloirs !, s’exclama-t-il.

— Je pourrais vous montrer le chemin, mais il faudrait retrouver votre ami avant », dit le vieil homme.

Alfonso, visiblement en colère, répliqua qu’ils n’étaient amis. Maest lui dit que ce n’était pas une raison pour le laisser là. Ils entendirent quelqu’un arriver. C’était une jeune femme probablement dans la vingtaine. Ses cheveux bleus étaient attachés en chignon. Elle portait l’autre amiral sur son dos.

« Qui êtes-vous ?, demanda Alfonso. - Est-ce vraiment le moment de demander ça ? Il faut sortir d’ici ! », dit l’adolescente.

Le vieillard qui les accompagnait leur montra le chemin pour les guider vers la sortie.

Ils descendirent les escaliers, traversèrent plusieurs couloirs et arrivèrent à l’extérieur du château, près de l’une des sorties de la ville. Même s’il faisait sombre, il fallait se rendre au village le plus proche avant d’être rattrapés.

Ils rencontrèrent plusieurs monstres sur leur route, mais ils étaient assez faciles à vaincre. Ils se rendirent au village d’Elross qui, heureusement pour le groupe, n’était pas aussi bien gardé que Deltaël. Un jeune soldat vint à leur rencontre. Il leva sa torche pour mieux voir les visages des étrangers. Il y avait deux individus assez différents du reste du groupe. L’un d’eux était inconscient.

« Avez-vous besoin d’aide ?, demanda le soldat.

— Oui. Il a eu un malaise et ces gens ont besoin de se reposer », répondit la jeune femme aux cheveux bleus.

L’homme hocha la tête et porta De Loco jusqu’à sa maison. Il invita le reste du groupe à entrer. Le vieillard remercia Din et Maest de l’avoir escorté jusqu’à Elross. Il voulait leur offrir quelque chose, mais il n’avait rien prit avant de quitter le château. L’adolescente lui répondit qu’ils ne l’avait pas aidé pour obtenir quelque chose en échange. Le soldat demanda qu vieil homme s’il avait été blessé.

« Non, je vais très bien. Je vais aller chez mon gendre et rester ici quelques temps. Je dois aussi lui dire ce qui est arriver à ma fille, dit-il.

— Pardon…, s’excusa Maest en baissant la tête.

— Ce n’est pas de votre faute, ne vous en faites pas. Pouvez vous venir me voir demain ? La maison de mon gendre se trouve juste à côté du magasin d’armes. Il y a une chose dont je dois vous parler », dit l’homme avant de partir.

Le soldat leur montra des chambres vides et s’excusa, disant qu’il ne pouvait pas s’occuper de celui qui était inconscient. Il était de garde pour la nuit. Din lui dit qu’ils allaient se débrouiller. Le jeune homme se dépêcha de retourner à son poste.

Normalement, les gardes ne laissaient entrer personne la nuit sauf dans les rares exceptions. Par contre, quitter son poste était interdit en tout temps.

« J’espère juste qu’il ne va pas avoir de problèmes », dit Maest.

Le jeune mage se demandait également si le Valuan s’était réveillé. L’inconnue, qui avait trouvé De Loco, suivit l’adolescent. Elle lui dit qu’elle était une guérisseuse.

L’homme aux cheveux violets était toujours étendu et immobile. À cause de ses lunettes, on ne pouvait pas savoir si ses yeux étaient ouverts ou fermés. La jeune femme s’approcha. De Loco semblait encore inconscient, mais les traits de son visage étaient crispés. Il avait l’air de souffrir. La guérisseuse fronça les sourcils en marmonnant : « Est-ce que c’est… ? »

Maest lui demanda de quoi elle parlait. Elle lui répondit qu’au début elle croyait que c’était un empoisonnement au Destelphot parce que les premiers symptômes étaient les migraines et les évanouissements. Cependant, pour en devenir malade il fallait en respirer une énorme quantité.

Le Destelphot était un poison provenant du monde des démons. Il y avait quelques fissures qui connectaient les deux mondes. Les monstres qui venaient dans le monde d’Una avaient un faible taux de poison dans leur corps. Donc, le Valuan ne pouvait pas avoir inhaler autant de Destelphot. Maest approuva en disant : « Si ce serais le cas, nous serions tous malades »

La jeune femme prit le poignet droit de l’amiral et releva son gant pour faire une dernière vérification. Elle soupira de soulagement.

« Au moins, nous sommes sûrs que ce n’est pas un empoisonnement au Destelphot. Si ce serait le cas, ses veines seraient enflées et auraient prit une couleur bourgogne », dit-elle.

Maest lui dit qu’il était seulement épuisé à cause du manque de sommeil et de nourriture. La guérisseuse quitta la pièce.

« Il n’a rien de grave. Il va se sentir mieux s’il se repose. Pour sa migraine, il y a un magasin de médicaments près d’ici. Je dois partir maintenant », dit-elle.

Alfonso soupira et se dirigea vers l’une des pièces en se plaignant du manque d’espace. Maest et Din commençaient à être habitués. Le mage remarqua soudainement qu’il n’y avait que deux autres chambres.

« Euh vous allez devoir partager une chambre, dit Din.

— Quoi !? Mais…, commença le noble.

— Je ne vais quand même pas dormir avec vous ! », dit l’épéiste en lui fermant la porte au nez.

Maest ajouta que ce n’était pas très respectueux de laisser une fille dormir sur le plancher. Alfonso répliqua que ce n’était pas son intention avant de s’en aller furieusement dans l’autre chambre en claquant la porte. L’adolescents resta devant les deux chambres. Il se tourna vers le salon. Heureusement, il y avait un fauteuil qui semblait assez confortable. Il se tourna une dernière fois vers les deux portes.

« C’est ça, bonne nuit ! », dit-il.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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