Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 8 : Les temps sombres

Le lendemain matin, ils se préparaient à partir. De Loco avait l’air de se sentir beaucoup mieux comparé à Maest qui semblait être le plus fatigué du groupe. Din expliqua à l’amiral ce qui s’était passé la veille.

Après avoir mangé, ils se rendirent chez l’homme qu’ils avaient aidé. Il était assis à la table de la cuisine, le visage grave. Son gendre, un homme aux cheveux noirs, avait encore les yeux rougis et humides.

Le vieillard invita le groupe à venir s’asseoir. Après quelques minutes, il rompit le silence. Son regard se dirigea vers les deux amiraux. Jamais il n’avait vu ces uniformes et les emblèmes rouge et or qu’ils avaient sur leurs manches lui étaient inconnus. Il prit la parole.

« Lorsque nous étions au château, vous aviez dit que vous n’étiez pas d’ici. Qui êtes vous ? J’aimerais savoir le nom de vôtre pays et qui est votre dirigeant ? Je peux seulement supposer que vous êtes des militaires de rang important, dit-il.

— Nous venons d’Arcadia. Plus précisément de Valua, empire de Sa Majesté, l’impératrice Téodora I . Je suis l’amiral Alfonso, première division de l’armada impériale, dit-il en repoussant une mèche de ses cheveux blonds.

— Je suis l’amiral De Loco, cinquième division de l’armada impériale. Nous faisons partit du conseil des amiraux dirigé par le ministre de la défense, Lord Galcian », ajouta l’autre amiral.

Le vieillard et l’autre homme restèrent un moment sans rien dire. C’était assez incroyable de rencontrer deux personnes venant d’Arcadia, un monde soit-disant imaginaire. Cependant, ils étaient certains que des informations aussi précises ne pouvaient pas être des mensonges.

Le vieil homme prit une expression sérieuse. Il demanda aux deux nobles d’expliquer comment ils étaient arrivés à Una. Lorsqu’ils eurent terminé, le père de Rena poursuivit la discussion. Son gendre et les deux adolescents écoutaient attentivement en restant silencieux.

« Vous êtes dans une situation assez délicate. Malheureusement, Delta n’est pas le seul continent à avoir des problèmes. Le monde d’Una est dans une ère très sombre, expliqua-t-il.

— Il y a apparemment des pays qui risquent d’entrer en guerre d’une journée à l’autre. Il y a des rumeurs au sujet de ruines datant de plus d’un millénaire qui ont été découvertes. On dit que les différents dirigeants cherchent à s’emparer des reliques et des richesses qui se trouvent dans ces ruines, dit Din.

— Ma femme a été tuée sans doute parce qu’elle avait trouvé un fragment de ce qui pourrait être une relique…, dit l’homme aux cheveux noirs.

— Victor, elle n’avait pas la relique en sa possession. C’est vous qui l’avez, non ? », demanda le vieillard.

Son gendre hocha la tête avant de sortir un morceau de métal. Din le regarda de plus près et conclut que c’était un fragment de lame d’épée. Elle remarqua qu’il y avait un texte ancien écrit en lettres rouges à l’arrière.

« Ar… Sve… Löhn… Kuer… Len… Oro… Ni…, lut l’épéiste.

— Qu’est-ce que c’est sensé vouloir dire ?, demanda De Loco.

— Aucune idée… Attendez y’a autre chose. Il y a écrit : Ces paroles, une fois chantée par L’être capable d’amener la gloire, libèreront un immense pouvoir pouvant rendre possible l’impossible. Cette force, cependant, deviendra calamité lorsqu’elle sera capturée par Celui qui s’emparerait du ciel et de la terre. L’être capable d’amener la gloire périra dans sa ville en emportant Le seul espoir. La guerre se poursuivra pendant trois décennies… On dirait une sorte de prophétie, dit Din.

— Je ne vois pas en quoi ce texte et les événements de votre monde nous concernent. Nous voulons seulement rentrer chez nous », dit Alfonso.

Le vieillard leur dit que même si le texte n’avait pas de sens pour eux, il devait sûrement avoir une signification importante. Les deux amiraux ne semblaient pas du tout convaincus. Le vieil homme se leva et alla chercher une carte d’Una. Il était facile de s’imaginer à quel point ce monde était vaste.

Maest leur montra où se trouvait le continent de Delta. Alfonso avait du mal à croire qu’un territoire de cette taille était un état indépendant. En effet, Delta était minuscule comparé aux autres pays. Din disait souvent que Delta était juste un caillou dans l’univers.

Le père de Rena demanda aux deux amiraux de le suivre. Ils se rendirent dans une pièce remplie de boîtes. Il expliqua que leurs habits risquaient d’attirer l’attention. Des gens pourraient aussi les questionner sur leurs identités. Donc, pour une période indéterminée, Alfonso et De Loco devaient changer leur noms.

Alfonso était totalement contre cette idée, mais il ne voulait pas se retrouver de nouveau en prison. Le vieil homme leur dit de prendre des vêtements et de se changer.

Le blond se plaignait que les vêtements étaient poussiéreux et qu’il ne voulait pas ressembler à l’un de ces paysans. Il prit les habits les moins abîmés et se rendit dans l’une des chambres. L’autre amiral alla dans une autre pièce.

Après quelques minutes, Alfonso sortit. Il était vêtu d’une chemise blanche et d’une veste brune sans manches. Son pantalon était assortit à la veste. Din émit un sifflement et lui dit que ce n’était pas si mal que ça. Le blond n’était pas vraiment du même avis.

De Loco arriva peu après. Il portait toujours son scaphandre et ses lunettes. Il était vêtu d’une chemise bleue nuit et d’un pantalon noir. Il avait remplacé ses bottes vertes par des souliers noirs.

« Bon c’est déjà mieux. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?,demanda Maest.

— Vous pouvez rester chez moi pour quelques temps. Ce soir, je vais vous emmener à la mairie. C’est là-bas que se trouve la salle des archives. Il y a une section avec des documents sur des personnes décédées. Je sais que c’est contre la loi, mais c’est le seul moyen. Vous allez devoir prendre leurs identités », dit Victor.

Le temps passa très vite. La nuit était déjà arrivée. Le groupe suivit le jeune homme à travers les rues sombres et désertes. À part les gardes qui se trouvaient à l’autre bout de la ville, tous les habitants dormaient.

Ils s’arrêtèrent devant un bâtiment à deux étages. Contrairement aux autres habitations, les murs étaient en brique. L’homme aux cheveux noirs leur montra l’une des fenêtres du deuxième étage.

« Vous voyez la fenêtre là-bas ? C’est la première sur la droite. Il y a un défaut, elle n’est pas assez large. Il y a un espace entre le verre et le mur. Quelqu’un avec des doigts assez minces peut glisser sa main pour ouvrir de l’intérieur », dit-il à voix basse.

Din se porta volontaire et se dirigea vers un arbre à gauche de la mairie. Elle grimpa assez rapidement. Elle avança sur la branche qui semblait être la plus solide. L’adolescente prit un élan et sauta vers la fenêtre d’en face. Elle remonta avec peine sur le rebord. Elle grimpa sur le dessus. À cause de la forme en pente, Din glissa, mais s’accrocha au bord du toit.

Les autres l’observaient avec nervosité. Maest soupira de soulagement lorsqu’elle arriva à grimper sur le toit. Din se rendit à l’autre côté et commença à descendre. Elle essayait de ne pas trembler, mais c’était difficile de rester calme dans ce genre de situation.

Enfin, elle réussit à atteindre la fenêtre. Din l’ouvrit de l’intérieur, mais elle tomba de la fenêtre. L’adolescente se releva difficilement . Heureusement, elle n’était pas tombée à l’extérieur du bâtiment.

L’épéiste ouvrit la porte et fit entrer Alfonso, Maest et De Loco. L’homme aux cheveux noirs leur donna une lanterne et resta dehors pour surveiller les lieux. Le groupe fouilla un peu partout sans rien trouver. Après un moment, Alfonso leur fit signe d’approcher. Son regard triomphant voulait tout dire.

Il tendit la lanterne au jeune mage et sortit plusieurs boîtes. Din lui dit de prendre les dossiers les plus anciens. Ils commencèrent leurs recherches chacun de leur côté.

« Bon voyons un peu… Ah ? Non ça ne marchera pas. C’est le document sur une certaine Rosalie Klein…, marmonna la jeune épéiste.

— Pourtant, Alfonso a tout d’une Rosalie, chuchotta Maest.

— Oh tais-toi… Ah, je viens de trouver quelque chose. Ça date d’une soixantaine d’année. C’est le dossier de monsieur Ramirez Larson », dit Din.

Les deux amiraux se regardèrent avant de répondre « Non » en même temps. L’adolescente haussa les épaules avant de poursuivre sa recherche. Après une demi-heure, les deux Valuans trouvèrent enfin quelque chose.

Ils ne risquaient rien puisqu’ils avaient prit des informations sur deux personnes mortes depuis soixante-dix ans. De plus, d’après les archives, l’un avait dix ans et l’autre sept ans. Donc, aucun descendants ni aucun autre parent.

Après avoir tout rangé, ils sortirent de la mairie. Victor les attendait toujours. Ils rentrèrent silencieusement. Maest se méfiait un peu parce que tout s’était… trop bien déroulé. Din lui fit remarquer que ce n’était pas aussi simple. Il fallait admettre qu’elle avait fait la partie la plus difficile du plan. Ils restèrent silencieux un bon moment. Même si leur intention n’était pas mauvaise, c’était un crime.

L’adolescente aux cheveux rouges prit la parole.

« Alors… Quels sont vos noms ?, demanda Din.

— Thomas Rivers, répondit l’homme aux cheveux blonds.

— Florian Meyers », dit l’autre Valuan.

Le stress les avaient tous épuisés et ils n’avaient plus trop envie de parler. Ils allèrent se coucher en espérant que leur anxiété disparaisse dans leur sommeil.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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