Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 9 : Période de guerre

Deux semaines plus tard, à Arcadia, Lord Galcian attendait le messager pour recevoir les rapports des amiraux. Un homme vêtu d’une armure arriva, salua son supérieur et prit la parole.

« Tout se passe bien du côté de l’amirale Belleza, monsieur. Sa recherche du cristal rouge l’a conduit à Maramba. Elle a rencontrée la Silvite et les pirates de l’air. Ils pourront la guider jusqu’au cristal puisqu’elle a réussi à gagner leur confiance, dit l’officier Valuan.

— Excellent. Continuez…, dit Galcian en hochant la tête.

— Toutes mes excuses, mais… c’est tout », dit le soldat nerveusement.

Le commandant de l’armada et son adjoint, l’amiral Ramirez, écarquillèrent les yeux. Le soldat Valuan leur expliqua qu’il n’avait reçu aucune autre nouvelle. Galcian trouvait cela assez étrange.

D’habitude, les amiraux envoyaient leurs rapports assez régulièrement. Il ferma les yeux et réfléchit un court instant. Il ne pouvait pas demander à Belleza d’interrompre sa mission, alors il décida d’envoyer l’amiral Grégorio pour enquêter.

Après plusieurs jours, l’amirale Belleza revint à la grande forteresse, visiblement honteuse. Un vaisseau de l’armada fut envoyé pour la chercher dans le désert de Nasr. Les pirates de l’air avaient réussi à la vaincre et à prendre le cristal rouge. En plus, ils avaient volé le moteur de son vaisseau pour traverser l’océan Sud. Les pirates se dirigeaient vers le continent d’Ixa’Taka.

L’amiral Grégorio entra dans la salle de réunion.

« J’espère que vous nous apporter de bonnes nouvelles, dit Galcian avec exaspération.

— Malheureusement non, Lord Galcian. Il n’y a aucun soldat Valuan à Ixa’Taka. J’ai appris qu’il y avait un violent cyclone dans l’océan Nord. Il apparaît rarement, mais il est possible que les deux amiraux aient péri avant d’arriver au continent », expliqua Grégorio.

La situation ne pouvait pas être pire. Les pirates de l’air partaient à la recherche du second cristal de lune et il n’y avait aucun Valuan là-bas. De plus, ils venaient de perdre l’un des plus grands génies de l’empire. Il y avait un potentiel remplaçant, mais Galcian préférait choisir cette personne en dernier recours seulement.

Il envoya l’amiral Vigoro à Ixa’Taka. Il fallait garder le contrôle sur ce continent et trouver le deuxième cristal avant les pirates.

De leur côté, les deux Valuans essayaient de s’adapter à leur nouveau mode de vie et aux identités qu’ils avaient… « empruntées ». Le vieil homme leur permettait de rester, mais en échange, ils devaient travailler.

Les villageois, qui les regardaient parfois de travers, commençaient à s’habituer à ces deux nouveaux venus. Il ne leur restait plus qu’à corriger leurs manières. Din s’occupa d’apprendre à « Thomas » l’attitude à avoir dans un village de ce genre. Même si le blond portait des habits de villageois ordinaire, il se comportait toujours comme un noble.

Sa façon de marcher, son langage soigné et son attitude risquaient d’attirer les soupçons. L’adolescente lui conseilla de prendre exemple sur les gens autour de lui. Le jeune homme, visiblement dégoûté, alla ramasser une tige de blé et l’a mit au coin de sa bouche.

« Comme ça ? », demanda-t-il.

Din le fixa avant de se mettre à rire sans que le Valuan ne comprenne pourquoi.

Pendant ce temps, « Florian » , qui avait commencé à s’intéresser à la technologie du monde d’Una, fut assez déçu. À en juger par l’apparence du village, la technologie n’était vraiment pas avancée comparé à celle de Valua. La lune jaune, ayant les propriétés de la foudre, leur permettait d’utiliser l’électricité comme source d’énergie.

En voyant à quel point les villageois manquaient d’équipement sophistiqués, l’amiral avait presque l’impression de s’être retrouvé à une époque primitive. Il passait alors la majorité de son temps à travailler sur différents plans pour de nouvelles inventions.

Cependant, cette nouvelle routine tranquille et monotone allait prendre fin.

Un matin, il y avait des soldats partout dans le village. Certains questionnaient les villageois qui étaient dehors, d’autres allaient faire du porte à porte. Din regarda par la fenêtre puis referma les rideaux.

« Impossible… Est-ce qu’ils sont déjà au courant au sujet d’Alfonso et De Loco ? », se demanda-t-elle.

Puis, elle se rappela des gens qu’ils avaient rencontrés au château de Deltaël. Ils avaient pris Alfonso pour quelqu’un d’autre. Peut-être qu’ils étaient à sa recherche. Soudain, quelqu’un cogna à la porte et Victor vint ouvrir. L’homme qui se trouvait à l’entrée était un soldat de Deltaël. Il expliqua que par ordre du roi Harken, il devait recruter des gens de Delta pour partir en guerre contre l’empire de Carcino.

Le soldat s’avança vers les plus jeunes et demanda leur noms, leur âge et leur lieu de naissance. Din et Maest obéirent puis l’homme acquiesça et leur donna l’ordre de prendre leurs armes ( s’ils en avaient) et au moins un habit de rechange.

Il se tourna ensuite vers Victor, Alfonso et De Loco et répéta les mêmes questions. Les deux Valuans se présentèrent avec leurs fausses identités en essayant de cacher leur nervosité. Le regard du soldat s’attarda sur l’homme aux cheveux violets, mais il lui donna quand même l’ordre de prendre ses affaires.

« Préparez-vous et rendez vous à l’entrée du village le plus vite possible », dit-il avant de partir.

Din et Maest prirent leurs armes et empruntèrent quelques vêtements tandis que Alfonso et De Loco prenaient leurs uniformes juste au cas où.

« Mais pourquoi est-ce que Deltaël part en guerre contre Carcino ? Les deux dirigeants sont amis pourtant ! , dit l’adolescente.

— C’est parce que le roi Harken a changé…, répondit Victor avec un regard sombre.

— Est-ce que ça a un rapport avec ces gens qui étaient au château ? Je crois que c’était des Eres, c’est ça ? », demanda Maest.

L’homme aux cheveux noirs lâcha son sac et se tourna vers l’adolescent. Le vieillard entra et laissa échapper un soupir. Il expliqua à Victor que sa femme avait été tuée parce qu’elle avait pris le saphir des Eres. Le jeune homme était furieux.

Les deux adolescents le dévisageait avec inquiétude. Victor s’excusa de les avoir effrayés. Il expliqua qu’il vouait une haine profonde envers les Eres, comme beaucoup de gens d’ailleurs. Son épouse avait volé le joyau pour empêcher les Eres de retrouver leur maître : Le Feïress.

Victor avoua qu’il avait eu peur lorsqu’il avait vu Alfonso pour la première fois. La majorité du peuple Eres avait les cheveux blonds ou châtains clairs et beaucoup avaient les yeux bleus. Il était facile de prendre certaines personnes pour des gens de leur peuple à cause de leur apparence.

« Je n’ai rien à voir avec eux. Vous savez pourquoi, dit Alfonso

— Oui je sais, ne vous en faites pas. Ce qui me dégoûte, c’est que notre roi a prit ces… monstres en pitié et c’est pour ça que nous sommes obligés d’aller en guerre ! Tout ça pour défendre ce peuple ! », s’exclama Victor avec rage.

Le groupe ne comprenait pas en quoi les Eres étaient une menace, mais ce n’était pas le moment de poser des questions. Il était préférable de laisser Victor se calmer.

Lorsqu’ils eurent fini de se préparer, ils se rendirent silencieusement à l’entrée du village. Il y avait une bonne vingtaine de diligences. Les soldats les firent monter à bord. Il avait de la place pour au moins sept ou huit personnes, mais ils n’avaient pas le choix de transporter au moins dix personnes par diligences. Donc, ils étaient tous très à l’étroit à l’intérieur.

Heureusement, ils allaient seulement voyager là-dedans une demie journée. Ils allaient ensuite descendre pour faire le reste du voyage en bateau. Le groupe se rendit vite compte que ce n’était guère mieux. Ils étaient moins à l’étroit que dans les diligences, mais il y avait quand même beaucoup de gens.

Ils étaient assis dans la cale du bateau. Alfonso détestait ce genre de navire. Les vaisseaux aériens étaient beaucoup mieux. Din lui donna un coup de coude pour le faire taire. L’amiral avait eu de la chance de ne pas avoir été entendu. Il se tût et regarda devant lui, perdu dans ses pensées.

Soudain, il laissa échapper une exclamation. Din, Maest et De Loco se tournèrent vers lui.

« Regardez là-bas », dit Alfonso en baissant la voix.

Ils virent une jeune femme aux cheveux blonds. Elle avait attaché ses cheveux en deux queues de cheval, mais une partie de ses cheveux était détachée. Alfonso l’avait reconnu après un moment. Il s’agissait de Meryl, l’une des personnes qu’il avait vu au château. Elle le remarqua et alla tout de suite le voir.

« Ah !… Alfonso !? J’étais… Nous étions tellement inquiets ! Nous avons crû que vous aviez été enlevé !, dit-elle.

— … Quoi ?, demanda-t-il.

— Vous ne devez pas rester ici. Je dois informer Lord Reyson ! », dit Meryl.

Alfonso ne savait pas ce qui était pire : Être envoyé sur un champ de bataille ou retrouver celui qui avait essayer de le poignarder. Din lui fit signe d’approcher, disant qu’elle avait une idée.

« Pourquoi n’essayez-vous pas de lui parler ? Avez-vous remarqué les yeux doux qu’elle vous fait ? Avec un peu de chance, elle pourrait peut-être nous aider à nous échapper si vous arrivez à la convaincre, dit l’épéiste.

— Ah bon ?, demanda Alfonso.

— Allez la voir avant qu’elle ne s’en aille ! », répondit Din.

Le jeune homme se leva et couru rejoindre Meryl. Il lui prit la main et lui dit d’attendre. Le teint de la jeune femme devint écarlate lorsqu’ Alfonso lui dit qu’il voulait lui parler seul à seule.

Ils furent interrompus lorsque le capitaine arriva pour leur dire qu’ils étaient arrivés. Les gens autour d’eux se levèrent et se dirigèrent vers les escaliers. De Loco bouscula Meryl accidentellement. Celle-ci lui lança un regard noir tandis qu’il se faisait emporter par la foule.

Elle dit au capitaine qu’elle devait rester quelques minutes pour une discussion en privé. Il acquiesça puis monta les escaliers.

« Cet homme… Il était avec vous lorsque je vous ai rencontré à Deltaël, dit Meryl.

— Oui et alors ?, demanda Alfonso.

— Vous devriez rester sur vos gardes. Il est… dangereux », dit-elle en fronçant les sourcils.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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