Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 1 : Les cristaux de lunes

POV de Fabius

J’ai senti mon cœur s’arrêter et se remettre à battre presque aussitôt. Lorsque j’ai ouvert les yeux, je n’étais plus auprès de mon épouse. J’étais dans une pièce blanche et vide. Ma mémoire était assez floue. Je me souvenais de Marina mais je ne savais plus trop ce qui m’était arrivé. Une femme avec deux paires d’ailes, un archange, vint m’accueillir. Elle m’expliqua ce qui s’était passé.

J’ai cru que je rêvais. Elle m’avait annoncé que j’étais mort. L’archange me dit que les héros de l’ancienne guerre étaient également ici. Ils étaient devenus des gardiens qui continuaient de veiller sur le monde et j’allais aussi les rejoindre. Plus tard, j’ai retrouvé l’apparence que j’avais dans ma jeunesse et trois paires d’ailes avaient poussées pendant la nuit. Ça faisait de moi un séraphin.

Je me demandais si ma femme viendrait me rejoindre après sa mort. Marina, pardonne-moi d’être parti si vite…

Fin du POV

Après plusieurs années, Marina rejoignit le groupe des séraphins, au grand bonheur de Fabius. Ils virent le monde changer au fil du temps. Ils furent aussi témoins de la création d’un nouveau monde : Arcadia. Six grands continents se sont détachés du reste et furent envoyés dans le ciel. Une couche de nuages noirs séparait les deux mondes. Une illusion fut crée pour empêcher les gens de voir les îles flottantes. Les gens qui se trouvaient sur les continents envoyés dans les cieux eurent la mémoire effacée.

Vu qu’il n’y avait pas d’océans, des petites îles avec des lacs et des chutes d’eau ont été crées par la magie pour permettre aux habitants de survivre. Il n’y avait qu’une lune mais cinq autres apparurent. Des pierres de lunes tombaient de temps à autre pour fournir une nouvelle source d’énergie abondante.

Il y avait six lunes : rouge, jaune, verte, bleue, pourpre et argent. Sous chacune d’elles se trouvaient un continent avec une civilisation différente

Dans l’autre monde, qui était appelé Una, presque tous ignoraient l’existence d’Arcadia. Il y avait eu quelques rares témoins de l’ascension des continents mais on les prenait pour des fous. Ces histoires sur un monde céleste devinrent des contes qu’on racontait aux jeunes enfants.

Mais, la vérité sur les deux mondes allait être connue par tous, tôt ou tard.

Tout commença à Arcadia, dans le continent sous la lune jaune : Valua.

Dans la salle de réunion de la grande forteresse, s’étaient réunis les amiraux de l’armada impériale. Devant la fenêtre se tenait Galcian, le commandant de l’armada. Il avait quarante-neuf ans, les cheveux tournant vers le gris et il avait des yeux bleu glacial.

À ses côtés se tenait Ramirez, un jeune homme de vingt-quatre ans aux yeux verts. Malgré son âge, il avait des cheveux blancs. Il était aussi froid et sinistre que Galcian. Il lui était entièrement loyal et avait énormément de respect pour lui.

Ramirez dit à son supérieur que les autres amiraux étaient arrivés. Galcian se retourna pour leur faire face. Il y en avait trois à sa gauche et deux à sa droite

« Amiraux de Valua… Je vous remercie de vous être rassemblés aussi rapidement. Je tiens à vous informer que nous avons réussit à capturer une Silvite, descendante de la civilisation d’argent, » dit Galcian.

Par ordre de l’impératrice Théodora I, il fallait trouver un Silvite pour avoir des informations sur les cristaux de lune. Ces objets servaient à réveiller des armes vivantes destructives et puissantes : les Gigas. Un vieil homme prit la parole.

« Quoi ?! Qui a accompli cela ?, demanda-t-il avec étonnement.

— Heh heh… Évidemment c’est moi qui l’ai trouvée en premier. Mais, mon propre vice-capitaine m’a trahi, permettant à des pirates de l’air de s’infiltrer dans mon vaisseau et ils l’ont prise avec eux », dit d’un ton pompeux le jeune homme en face de lui.

C’était le premier amiral, Alfonso Valdez. Il avait un air efféminé, mais il était assez séduisant. Il faisait partie de la famille la plus riche et noble de Valua. Beaucoup pensaient qu’il avait obtenu son rang seulement grâce à cela.

Le vieil homme était le deuxième amiral, Gregorio Valdez. Son visage ridé avait une expression sérieuse. Il avait des yeux gris, une barbe et des cheveux blancs. Il portait une armure rouge-orangé et or. C'était un expert en stratégie et en défense, ce qui lui a valu le surnom de "Muraille de fer". C'était le plus sage et honorable des amiraux.

L'homme à coté de lui qui n'écoutait que d'une oreille semblait soudainement s'intéresser à la conversation.

« Une minute ! La Silvite est une femme alors ! Quel âge a-t-elle ? Est-ce qu'elle est jolie ? Est-ce qu'elle porte du cuir ? J'aime mes femmes folles et sauvages… », dit-il, bavant presque en y pensant.

Le troisième amiral était connu pour sa force et sa popularité auprès des femmes. Il avait trente et un an. Sa carrure était assez imposante. Il mesurait deux mètres dix. Il portait une armure bleue et or qui recouvrait un peu ses épaules et ses côtes. On pouvait voir les muscles de son torse et de ses bras. Ses cheveux bruns étaient remontés en un gros pic au dessus de sa tête.

La quatrième amirale, Belleza Cortez, lui répondit:

« Vous n'avez pas de chance, Vigoro. Elle est tout à fait le contraire. Elle s'appelle Fina, elle est timide et réservée. En ce moment, elle doit être transportée au palais impérial ».

Belleza avait des cheveux auburn ondulés qui tombaient sur ses épaules. Elle avait vingt-sept ans, les yeux verts et l'expression de son visage montrait qu'elle était sûre d'elle.

« Très bien, amirale Belleza. Je vois que vous n'êtes pas notre experte en espionnage pour rien », commenta l'homme à coté d'elle.

C'était le cinquième amiral, De Loco. Personne ne savait si c'était vraiment son nom de famille ou un pseudonyme alors, on connaissait encore moins son prénom. Son apparence était assez étrange. Ce qui attirait surtout l'attention, c'était le dôme de verre qui recouvrait sa tête. C'était le genre de personne que les gens préfèraient éviter. Beaucoup disaient qu'il était fou, mais c'était aussi un génie et un des meilleurs ingénieurs de Valua.

De Loco eut un sourire en coin avant de dire: « Bien sûr, étant à la tête du développement des armes, je suis profondément intéressé à la technologie de la civilisation d'argent ! »

Galcian prit la parole.

« Je vais retourner au palais impérial et attendre les ordres de Sa Majesté pour commencer la recherche des cristaux. Fina, notre nouvelle… alliée, va nous aider à obtenir les six cristaux de lune qui se cachent un peu partout dans le monde », dit-il.

Il se tourna vers le premier amiral avant d'ajouter:

« Quant à vous, Alfonso… Vous avez menti dans votre rapport. Vous serez rétrogradé et envoyé à Ixa'Taka pour une période indéterminée.

— Qu… Quoi !? Vous pensez que j'ai menti ? Ha… ha ha… De quoi parlez-vous ?, demanda le concerné devenu soudainement nerveux.

— Vous avez été attaqué par des pirates de l'air et vous avez déserté votre vaisseau et votre équipage pour sauver votre peau. Votre équipage a été relâché avec votre vaisseau par les pirates. Ils sont revenus récemment et nous ont rédigé un rapport complet et PRÉCIS. Notre armada est invincible. Montrer tout signe de faiblesse est impardonnable. Je crois que vous n'oublierez pas ça », dit Galcian avant de mettre fin à la réunion.

Alfonso n'avait pas dit un mot après ça. C'était une situation très embarrassante. À la sortie, De Loco le regardait en ricanant.

POV de Alfonso

Non mais… il a un sacré culot ! Il devrait se regarder avant de se moquer de moi. Comme si je n'avais pas été assez humilié. En plus, je vais être obligé d'endurer ce malade mental à Ixa'Taka. Pourquoi a-t-il fallu que Galcian décide de m'envoyer dans cet endroit putride ?

Je l'ai toujours profondément méprisé. Un noble de mon rang devrait être aux ordres de l'impératrice Téodora. Si j'étais le commandant de l'armada, je renverrais De Loco et Belleza là où ils auraient dû rester. Dès la première fois que je l'ai vue, j'ai tout de suite remarqué que Belleza venait des taudis. C'est vraiment une honte d'avoir ça à l'armada. Dès que j'aurai retrouvé le cristal de la lune verte, ils verront que je vaux beaucoup mieux qu'eux. Je vais prouver à tous que je suis le meilleur amiral de l'armada.

Fin du POV

Alfonso eut un petit sourire avant de se diriger chez lui en attendant les ordres pour partir.

Écrit par Din — Lire la suite ==>

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