Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 2 : Le vent tourne

La jeune Silvite, Fina, avait été capturée avec l'équipage des pirates de l'air qui avaient attaqué Alfonso. Alors que les hors-la-loi allaient être exécutés, un autre pirate de l'air arriva et les libéra. Ils emmenèrent ensuite la Silvite avec eux. C'était la première fois que quelqu'un arrivait à s'échapper de la grande forteresse de Valua. Après avoir reçu les ordres, chacun des amiraux se préparaient à partir.

De Loco vérifiait s'il avait tout le matériel dont il avait besoin. Son vice-capitaine entra et s'avança vers lui avec hésitation. Il se racla la gorge pour attirer l'attention de l'amiral.

« Quoi ? , demanda De Loco sèchement sans se retourner.

— Euh… Vous avez oublié ça » , répondit le vice-capitaine.

De Loco se retourna et l'autre homme lui tendit une petite boîte métallique. C'était une trousse remplie de cristaux de soins et de flacons. L'amiral la prit et la rangea sans se donner la peine de le remercier.

« Je vais attendre à l'intérieur du vaisseau…  », dit le vice-capitaine.

L'autre Valuan continua de lui tourner le dos sans rien dire. Son adjoint quitta la pièce en soupirant. Il était habitué à la froideur de l'amiral. De Loco ne le comprenait pas vraiment. Les autres soldats qui travaillaient pour lui étaient tous bien payés mais aucun d'eux ne se préoccupait autant de lui que son vice-capitaine. L'amiral se disait qu'il travaillait fort en espérant avoir une augmentation.

Après s'être assuré de n'avoir rien oublié, il quitta la pièce. Il était dans l'un des couloirs de la grande forteresse. Il croisa l'amiral Alfonso qui lui lança un regard noir et De Loco passa à coté de lui en ricanant.

« Non mais vous vous foutez de moi !?, s'énerva le blond.

— Honnêtement ? Oui », pensa De Loco.

Il s'éloigna sans répondre ce qui eut pour effet d'énerver Alfonso encore plus. Ces deux-là passaient leur temps à se disputer. Belleza leur avait dit une fois qu'ils agissaient comme des vrais gamins.

Les deux amiraux se rendirent à leurs vaisseaux et quittèrent Valua. Le voyage se fit sans problème jusqu'à ce qu'ils arrivent dans l'océan Nord. Le vent soufflait assez fortement et le ciel se couvrait.

À bord du Caméléon, le vaisseau de l'amiral De Loco…

« Lord De Loco, une tempête se prépare alors peut-être qu'il faudrait réduire la vitesse du…, commença le vice-capitaine.

— Silence ! Ce n'est pas une petite brise comme celle là qui aura raison de l'invincible Caméléon ! Gardez la même vitesse », répliqua l'amiral.

Son adjoint savait qu'il était inutile d'insister. Soudain, il remarqua quelque chose sur le radar. Ça approchait rapidement.

« Sir ! Quelque chose se dirige droit sur nous ! », dit-il.

L'amiral alla vérifier et ordonna à son vice-capitaine d'envoyer un message au Cignus, le vaisseau de l'amiral Alfonso.

Au loin on pouvait déjà voir ce qui venait vers eux. C'était trois tornades entrecroisées. On appellait cela le tricyclone. C'était une rare mais mortelle découverte.

Après avoir reçu le message de l'autre amiral, Alfonso paniqua. Lorsqu'il vit le tricyclone, il contacta son collègue par la radio.

« De Loco débrouillez-vous, moi je retourne à Valua ! Je n'ai pas l'intention de mourir ici !, s'écria-t-il.

— Alfonso, vous n'êtes vraiment qu'un… » , commença le Valuan lorsque son vaisseau se mit à trembler fortement.

Les deux vaisseaux étaient attirés vers le tricyclone. Le Caméléon était relativement petit alors il subissait encore plus de dommages. De Loco, qui avait perdu l'équilibre se releva avec peine et essaya d'utiliser la radio, mais le contact était coupé. L'amiral s'énerva et se mit à donner des coups de poings sur le tableau de bord. Des étincelles commençaient à sortir.

« Éloignez-vous ! », dit le vice-capitaine.

Il le bouscula pour essayer d'arranger la radio, mais c'était inutile. Plus rien ne fonctionnait. Il y avait de plus en plus d'étincelles. Avant que l'amiral n'ait le temps de dire à son adjoint de reculer, ce dernier reçut une puissante décharge électrique avant de s'écrouler. Le vaisseau tremblait tellement que De Loco ne pouvait pas se lever. Il rampa vers son adjoint qui ne bougeait plus. Il était mort sur le coup. Il ne voulait pas y croire. C'était la première fois que l'un de ses soldats mourrait pour lui sauver la vie. Il ne savait pas quoi faire.

« Non… Ce n'est pas possible ! Ça doit être un cauchemar !!!», s'écria-t-il.

Une secousse du vaisseau renvoya l'amiral contre un mur. Il perdit connaissance.

Du côté de Alfonso, tout allait mal. La paroi du Cignus était en train de se défaire. Ses hommes tentaient de manoeuvrer le vaisseau pour s'éloigner mais en vain. Le premier amiral était en proie à la panique. Il se dirigea vers les canots de sauvetage, mais il rata une marche de l'escalier et il tomba en se cognant la tête contre le plancher métallique.

Tout devint noir…

Les deux vaisseaux allaient sombrer dans les profondeurs céleste. La pression de l'air allait les écraser.

Au même moment, dans une forêt, une adolescente venait d'éliminer un autre animal sauvage. Elle passa un vieux chiffon sur la lame de son épée en soupirant. C'était la troisième fois depuis ce matin. Les animaux étaient devenus soudainement agressifs. Ils tentaient à plusieurs reprises d'attaquer le village. Il se passait beaucoup de choses bizarres.

Soudain, la jeune fille entendit un son étrange. L'épéiste reprit son arme, mais le bruit ne venait pas de la forêt. Elle leva la tête et poussa une exclamation lorsqu'elle vit quelque chose tomber du ciel. Elle resta un moment à regarder, mais vit que ça se rapprochait de plus en plus.

« Je ferais mieux de filer avant que ça me tombe dessus !!!, »pensa-t-elle.

Elle courut aussi vite qu'elle pouvait et évita de justesse ce qui semblait être deux énormes boules de feu. Les arbres se trouvant à proximité furent détruits. L'épéiste s'approcha de l'énorme cratère. Il ne restait plus qu'un amas de métal carbonisé. Bien qu'il était impossible de savoir ce que c'était, elle était sûre que ce n'était pas des météorites.

« Hey, Din !!! Tu n'as rien !? » , cria un jeune garçon.

C'était Maest, son ami d'enfance. Il courait dans sa direction avec un regard inquiet.

« Ça va, j'ai eu le temps de l'éviter. Les gens du village ont vu ça aussi ?, demanda Din.

— Oui mais pour l'instant, ils sont effrayés et je les comprends », dit Maest.

L'adolescente se tourna de nouveau vers le cratère. Soudain, elle cru appercevoir quelqu'un. Son ami avait un peu de mal à croire qu'une personne ait pu survivre à ça.

Il suivit Din quand même pour vérifier. À leur étonnement, il y avait deux hommes parmi les débris. Ils s'approchèrent pour voir s'ils étaient encore en vie. Retrouver deux corps en bon état après ça était déjà incroyable, mais le fait qu'ils étaient encore vivants était un miracle.

« On devrait les rammener chez moi pour l'instant, proposa Din.

— Je peux porter le plus grand et toi tu porteras l'autre, mais si tu préfères, je peux demander de l'aide, dit Maest.

— Non ça va. J'ai quand même une bonne force et puis il ne doit pas être lourd… », répondit-elle.

Elle n'eut pas trop de mal à le transporter jusqu'au village. Lorsqu'ils arrivèrent, tout le monde les dévisageait. Maest et Din se rendirent chez elle en essayant d'ignorer la foule autour d'eux. Les deux étrangers furent déposés dans la chambre d'invités.

Din, qui vivait chez son oncle et sa tante, leur demanda la permission d'héberger temporairement les deux inconnus. Ils semblaient assez réticents, mais la jeune fille réussit à les convaincre d'accepter. Puis, elle partit avec Maest pour chercher de l'eau et de la nourriture.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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