Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 13 : La loi du Feïress

Avant de sortir du train, Din et Maest eurent les yeux bandés. De Loco dut retirer son scaphandre pour que les Eres couvrent ses yeux également. C’était la loi. Les étrangers n’avaient pas le droit de venir à leur village. Ceux qui faisaient exception à la règle avaient les yeux bandés et étaient traités en prisonniers.

Les lois avaient toutes été établies par l’ancien Feïress. Les Eres se réjouissaient à l’idée d’avoir trouvé un autre dirigeant après cinquante longues années. Alfonso regarda autour de lui tandis que Meryl les guidait à travers la ville. Partout où il regardait, il n’y avait que des gens blonds aux yeux bleus. Il y avait quelques rares personnes qui avaient des cheveux châtain clair.

Din et De Loco se faisaient beaucoup remarquer. Des gens chuchotaient entre eux lorsqu’ils les voyaient passer. Alfonso vit le teint de Din devenir rouge. Le bandeau qui cachaient ses yeux ne l’empêchait pas d’entendre ce qui se disait autour d’elle.

Meryl les mena jusqu’à un immense manoir. Le Valuan n’arrivait pas à savoir s’il était plus grand ou plus petit que celui où il habitait à Valua.

« Lord Alfonso, bienvenue chez vous », dit Meryl.

Il écarquilla les yeux en se demandant comment elle pouvait encore penser qu’il était le Feïress après tout ce qui s’était passé. Il soupira avec exaspération et suivit la jeune femme.

Une fois à l’intérieur, les autres purent enlever leur bandeau. Meryl les invita à s’asseoir. Alfonso prit la parole.

« … Est-ce que vous me croyez maintenant ? Je vous ai dit que je venais d’Arcadia. Vous avez eu la preuve, non ?, demanda-t-il.

— Justement, je… Je suis confuse, mais le saphir a montré que vous étiez le Feïress. Il ne peut pas y avoir d’erreurs. Voyez par vous-même », dit la jeune femme en lui montrant la pierre précieuse.

La pierre était recouverte de gravures. C’était un texte dans une langue ancienne. Meryl expliqua à Alfonso que les symboles apparaissaient seulement après que le saphir se retrouve entre les mains du Feïress. Elle ajouta qu’elle avait encore un peu de mal à le croire au sujet d’Arcadia. Meryl se leva et lui dit qu’elle devait faire un rapport à Reyson.

Elle donna, avec réticence, aux autres la permission de rester au manoir temporairement. Par contre, ils n’avaient pas le droit de sortir. Meryl s’en alla.

Alfonso laissa échapper un long soupir. Maest lui conseilla de sortir et de visiter la ville pour avoir des informations. Le jeune homme aux cheveux blonds acquiesça et quitta le manoir. Il n’avait pas très envie de sortir, mais rester enfermé toute la journée n’était pas très intéressant non plus.

Il arriva sur la place du marché. Les gens s’inclinaient devant lui pour l’accueillir. Alfonso se dirigea vers un groupe au hasard.

« Excusez-moi…, dit-il.

— F-Feïress !? Que… Que pouvons-nous faire pour vous ?, bégaya un homme aux cheveux châtain clair.

— Pour commencer, j’ai un nom. Je suis Alfonso Valdez.

— Mais, nous pouvons pas vous appelez par votre prénom. Seuls les gardes personnels du Feïress y ont droit. C’est la loi, répliqua une vieille dame.

— Pouvez-vous m’en dire plus sur ces lois ?, demanda Alfonso.

— Toutes les lois sont inscrites ici », répondit un Eres en lui remettant un parchemin.

Le Valuan alla s’asseoir sur un banc pour le lire. Il fronça les sourcils lorsqu’il vit que le Feïress n’avait pas le droit de quitter la ville. Une autre disait que les habitants n’avaient pas le droit de recevoir de l’argent de la part du Feïress. Tout était gratuit pour lui.

Il y avait beaucoup d’avantages, mais certaines lois lui donnait l’impression d’être un prisonnier. Il vit qu’il y avait une dernière loi au verso du parchemin, comme si quelqu’un l’avait rajouté récemment. Elle disait qu’il était interdit de se rendre à « L’autel des âmes emportées ».

Cela attira la curiosité d’Alfonso. Il retourna au manoir pour attendre le retour de Meryl. Il allait lui demander des informations supplémentaires au sujet de cette dernière loi. Pendant ce temps, cette dernière était chez elle. Elle avait donné son rapport et se préparait à retourner au manoir. Sa sœur aîné la coiffait en écoutant Meryl avec attention.

« Il vraiment d’une beauté divine. Je suis si heureuse d’avoir été choisie comme l’une de ses gardes, dit-elle.

— Oui, j’en connais plusieurs qui aimeraient être à ta place, répondit sa sœur.

— Mais d’un côté, je suis déçue qu’il soit le Feïress…, soupira Meryl.

— Parce que tu n’as pas le droit de tomber amoureuse de lui, n’est-ce pas ?

— Sola !! ! … Ne le dit à personne, d’accord ? », demanda la jeune femme en rougissant.

Sa sœur acquiesça et finit de la coiffer. Meryl se rendit au manoir. Alfonso en profita pour la questionner au sujet de la dernière loi. L’expression de Meryl devint sérieuse. Elle lui expliqua que dans la cour du manoir, il y avait une plaque circulaire dorée couverte de symboles étranges.

Cette endroit était dangereux. Leur ancien Feïress avait disparu après avoir mis les pieds dessus. Elle changea le sujet et lui dit que Reyson voulait le rencontrer le lendemain. Meryl vit que le crépuscule était arrivé. Elle s’inclina et décida de rentrer chez elle.

La nuit tombée, Alfonso fut réveillé par De Loco.

« Qu’est-ce qu’il y a ?, marmonna-t-il d’une voix endormie.

— La description de la plaque que Meryl nous as donnée ne vous rappelle rien ?, demanda De Loco.

— Non, pourquoi ?

— Je veux vérifier si c’est ce que je crois. Venez », dit l’autre amiral.

Ils sortirent et se dirigèrent vers la cour. Au même moment, Maest, qui avait entendu une porte s’ouvrir, se réveilla. Il s’approcha du canapé où Din dormait. L’adolescent la secoua pour la réveiller, mais sans succès. Il soupira. Le plus grand défaut de Din était sa paresse incroyable.

Il n’y avait plus qu’une solution. Maest la réveilla d’une manière assez brutale en poussant son amie du canapé. Elle se leva en lui lançant un regard noir.

« Maest… J’espère que tu as une bonne raison, dit-elle, la main posée sur le manche de son épée.

— Alfonso et De Loco sont partit. On devraient peut-être les suivre, dit-il en reculant.

— … Bon d’accord, je viens… », dit l’épéiste en baillant.

Le mage et l’épéiste allèrent rattraper les deux Valuans. Ils se trouvaient devant la plaque dont Meryl avait parlé.

« Vous n’étiez pas obligés de venir, dit De Loco sans se retourner.

— Ah bon ? Bonne nuit alors ! », dit Din en faisant demi-tour.

Maest la retint en la prenant par le bras. Il demanda aux amiraux ce qu’ils faisaient là. L’ingénieur lui répondit qu’il voulait vérifier quelque chose. Il se tourna de nouveau vers la plaque en ajoutant qu’il y en avait une presque identique sur le continent Valuan.

« Si c’est ce que je crois, il se peut que nous avons le moyen de retourner à Arcadia, dit De Loco.

— Vous êtes sûr ?, demanda Din.

— Presque certain », répondit l’amiral.

En un instant, les trois hommes furent entraînés par l’épéiste sur la plaque. Un moment après, le groupe se trouvait sous un ciel noir et orageux, dans une plaine rocheuse. Ils étaient toujours sur la plaque, mais il y avait plusieurs dolmens autour d’eux.

Le groupe resta immobile et bouche bée. Alfonso prit la parole.

« Nous sommes revenus… », dit-il.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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