Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 16 : Rébellion

Le groupe se trouvait face à la paroi rocheuse. Il y avait un passage juste assez grand pour les permettre d’entrer. Alfonso était sur le point de faire demi tour, mais Din et Maest l’avait poussé à l’intérieur.

Les murs de pierre étaient couverts de petits cristaux de couleur jaune. L’ingénieur leur expliqua que c’était des pierres de lune et que celles-ci avaient les propriétés de l’électricité.

Le groupe s’aventura un peu plus loin dans les ruines. Ils arrivèrent dans une pièce circulaire aux murs jaune doré où étaient empilés différentes machines. De Loco s’avança pour les observer de plus près.

« Ce sont des robots datant probablement des temps anciens, avant que les pluies de la destruction frappent le monde. Ils sont tous dans un état déplorable », constata-t-il.

Il se releva visiblement désintéressé. Des machines aussi abîmées n’avaient plus de valeur. Din lui demanda ce qu’étaient les pluies de la destruction.

« Le plus grand désastre naturel qu’à connu Arcadia. Des pierres de lune sont tombées par millier partout dans le monde », répondit De Loco.

Maest l’écoutait à moitié. Il parcourait la pièce du regard. Il n’y avait rien à part des robots hors d’usage. Le groupe se dirigeait vers la sortie lorsque l’ingénieur se retourna. Il sursauta lorsqu’il vit une lumière flotter à quelques centimètres de son visage.

Il laissa échapper une exclamation lorsque la lumière se mit à lui parler.

« … Trop faible… Je ne peux pas rester… Je reviendrai… », dit la lueur avant de disparaître.

De Loco resta bouche bée en se demandant ce que c’était. Il remarqua que le reste du groupe le dévisageait. Maest lui demanda s’il allait bien. L’ingénieur acquiesça, voyant que les autres ne semblaient pas avoir vu cette étrange lumière. Il soupira en supposant que ce n’était que son imagination.

Soudain, Din écarquilla les yeux et pointa quelque chose qui semblait se trouvait juste derrière l’amiral. Il était sur le point de se retourner lorsque qu’il sentit quelque chose tirer doucement sur sa manche. L’un des robots s’était levé.

Il avait un mince bras métallique muni d’une pince. L’autre bras était fait d’un canon rouillé. Le corps était de forme sphérique et de couleur jaune doré, terni par le temps. Il avait deux jambes courtes en fer.

La façon qu’il tirait sur la manche de De Loco lui donnait l’air de dire « Pardon monsieur ? ». L’amiral lui jeta un regard avant de s’en détacher. C’était le seul robot qui fonctionnait assez pour bouger, mais il n’avait pas l’air complètement opérationnel.
De Loco recula, mais la machine s’obstinait à le suivre.

« Je crois qu’il vous prend pour sa maman », dit Din.

Les deux amiraux la regardait bizarrement tandis que Maest réprimait un sourire. Din haussa les épaules en disant que ce n’était qu’une supposition. Le mage se tourna vers la machine qui continuait de poursuivre le Valuan.

« Ouais, je crois que vous avez un ami pour la vie, dit-il.

— Je peux m’en passer !, répliqua l’amiral.

— Il est bon état comparé à ses semblables en tout cas. Ça devrait être facile pour vous de remettre cette machine à neuf », dit Din.

Le robot semblait avoir surtout besoin de nettoyage. Quelques légères réparations devaient suffirent. De Loco décida de l’emmener, se disant que cette machine pourrait peut-être s’avérer utile.

Lorsqu’ils retournèrent à Valua, les deux amiraux donnèrent leur rapport à l’impératrice. Celle-ci, qui avait espéré que ce soit quelque chose de plus important, semblait légèrement déçue. Cependant, ce n’était pas ça qui lui posait problème. Alfonso remarqua que quelque chose n’allait pas.

« Quand vous êtes revenus ici pour expliquer la cause de votre disparition, quelque chose sonnait faux dans votre rapport. Que faisiez-vous à la Bouche de Tartas ? », demanda l’impératrice.

Le mauvais pressentiment du Valuan s’était justifié. Téodora posa d’autres questions. Elle voulait savoir entre-autre qui étaient Din et Maest. Les deux amiraux restèrent silencieux. Ni l’un ni l’autre ne savait quoi répondre. Galcian, qui était devant eux, semblait attendre. Que pouvaient-ils répondre ? Devaient-ils raconter toute la vérité ? Le jeune homme aux cheveux blonds secoua la tête. Personne ne le croirait.

« Était-ce un autre de vos mensonges, Alfonso ? », demanda le commandant de l’armada avec un regard menaçant.

Le jeune homme était vraiment dans le pétrin à cause de ses antécédents. Galcian atteignit bientôt la limite de sa patience et ordonna à ses soldats de mettre le groupe en prison pour une période indéterminée. Les deux adolescents trouvaient cela injuste, mais ils savaient qu’il était inutile de résister.

Ils furent emmenés à la grande forteresse. Alfonso et Maest étaient dans la même cellule tandis que Din et De Loco étaient chacun dans une salle à part. Voyant l’état du robot que l’ingénieur avait ramené, personne ne vit d’inconvénients à le mettre dans la même pièce.

Maest donnait des coups de pieds sur les barreaux jusqu’à ce qu’Alfonso lui dise d’arrêter ce vacarme.

« Pardon, mais reste que c’est énervant. Partout où on va, nous nous faisons toujours jeter en prison ! », dit le mage d’un ton exaspéré.

Le noble resta silencieux. Il commençait à redouter le pire. Alfonso secoua la tête. Il n’avait pas commis de crime grave alors son emprisonnement était sans doute temporaire. Du moins, il l’espérait.

Pendant ce temps, le prince de Valua marchait dans les couloirs sombres de la grande forteresse. Un soldat en armure violette l’accompagnait. Le prince Enrique avait demandé à voir les deux amiraux.

Il était curieux de savoir ce qui c’était vraiment passé. Lorsqu’il arriva devant la cellule d’Alfonso et Maest, Enrique demanda au garde de l’attendre à l’extérieur. Ce dernier refusa, disant que quelqu’un de son rang ne devrait pas entrer dans une cellule.

Enrique fronça les sourcils en répliquant qu’il voulait leur parler en privé. Il ajouta, en prenant un ton plus autoritaire, que c’était un ordre. Le garde acquiesça nerveusement et lui ouvrit la porte.

Alfonso écarquilla les yeux d’étonnement lorsqu’il vit son cousin entrer. Que faisait-il ici ? Venait-il pour le narguer ?

« Qui est-ce ?, chuchota Maest.

— C’est le prince Enrique », répondit le noble à voix basse.
Le jeune mage fit des yeux ronds et se sentit aussi nerveux que la fois où il avait rencontré l’impératrice. Il se tourna vers le jeune homme qui se trouvait devant eux en se demandant quel genre de personne il était.

Le futur empereur avait l’air assez jeune. Il devait avoir environ vingt-cinq ans. Il avait des cheveux blonds et des yeux bleu. Contrairement à Alfonso, il n’avait pas le regard hautain.

Enrique lui sourit amicalement et dit à Maest qu’il n’était pas leur ennemi. Il leur demanda de dire la vérité. L’autre Valuan répliqua qu’il avait mentit parce qu’il était certain que personne n’allait le croire.

« Essayez, vous n’avez rien à perdre », répondit Enrique.

Maest sentait que le Valuan était digne de confiance alors il accepta de lui faire un résumé de ce qui s’était passé jusqu’à leur arrivée à Arcadia.

Le prince ne s’attendait pas du tout à ce genre d’histoire. Le mage lui jura qu’il s’agissait de la vérité, mais le Valuan ne savait pas quoi penser. Il décida d’aller vérifier la version de Din et de l’autre amiral.

Il quitta la cellule et alla interroger les autres. Ils avaient donné la même version que Maest. Ils ne pouvaient pas avoir tous menti. Le noble se dit qu’il valait mieux leur faire confiance. À présent, il fallait trouver un moyen de les sortir de cette situation.
Galcian et Téodora ne devaient surtout pas apprendre leur histoire. Si jamais le commandant de l’armada choisissait de croire à cette version, le monde de Din et Maest serait en danger.

L’impératrice et Galcian étaient tellement assoiffés de pouvoir, qu’Enrique ne serait pas surpris de les voir essayer de s’emparer du ciel et de la terre. Le jeune prince savait qu’en voulant régner par la force, Valua allait courir à sa propre perte.

Il ne considérait pas le peuple comme des insectes à écraser, mais comme des humains. Tandis que les riches et les nobles consommaient le double de ce qu’ils avaient besoin, des gens mouraient de faim. Il ne voulait pas attendre de devenir empereur avant de faire quelque chose.

Enrique avait l’intention d’aider le groupe à s’échapper. Un pirate avait réussi quelques mois auparavant. Ce n’était donc pas impossible. Le prince alla voir De Loco pour lui demander si le Caméléon était complètement terminé.

« Je n’ai pas installé toutes les fonctions supplémentaires, mais le vaisseau et le canon pierre de lune sont fonctionnels, répondit l’ingénieur.

— Parfait ! », dit Enrique avant de sortir.

Il se dépêcha de quitter la grande forteresse. Arrivé dans le Haut-Valua, le Valuan se dirigeait vers le train lorsque quelqu’un l’interpella. « Salutation ! », dit une voix derrière lui.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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