Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 17 : Intervention inattendue

Enrique fit des yeux ronds lorsqu’il vit l’excentrique personnage qui se trouvait derrière lui. L’inconnu portait un grand chapeau jaune sur lequel il y avait une large plume rouge. Il portait une veste de la même couleur par dessus une chemise ouverte. Un foulard rouge était noué autour de sa taille en guise de ceinture. Il avait un pantalon blanc et des bottes rouges.

Le garde qui accompagnait le prince lui demanda de se présenter.

« Je m’appelle Vladimir Primero. Je souhaite discuter avec Son Altesse Enrique un court instant. Puis-je ?, demanda-t-il.

— Vous pouvez nous laissez », dit le prince Valuan.

Enrique connaissait déjà cet homme, mais il ne l’avait pas reconnu. Il était surpris de voir à quel point il avait changé. Vladimir Primero était un aussi un noble de rang important. C’était difficile de le croire en le voyant ainsi. Son teint qui était pâle autrefois était devenu assez bronzé et ses cheveux orangés étaient un peu plus long.

On arrivait à le reconnaître encore grâce à ses yeux turquoise et au grain de beauté qu’il avait au coin de sa bouche. Vladimir prit la parole.

« Votre Altesse, c’est si bon de vous revoir, mais comme vous vous en doutez sûrement, je ne suis pas revenu seulement pour vous dire cela. J’ai éprouvé un vide terrible lorsque j’ai appris que mon cher ami avait péri dans un accident. J’étais en plein désarroi, mais quelle joie j’ai ressentit quand j’ai ouïe dire qu’Alfonso était en vie ! Où est-il ?, demanda le rouquin.

— Euh… Pour l’instant il se trouve dans une cellule de la grande forteresse, soupira Enrique.

— Plait-il !? », s’exclama Vladimir avec incrédulité.

Le prince lui expliqua la situation en évitant de mentionner les détails concernant le monde de Din et Maest. Vladimir s’écria que c’était scandaleux. Il tourna les talons et ajouta qu’il allait faire quelque chose. Enrique resta immobile un court moment puis il eut un sourire en se disant que Vladimir était toujours le même après tout.

* * *

Galcian marchait dans les couloirs de la grande forteresse lorsque quelqu’un lui adressa la parole. Il s’agissait de l’amiral Grégorio. Il avait le regard grave. Le commandant de l’armada savait déjà de quoi il voulait lui parler.

« C’est vous qui avez convaincu l’impératrice d’arrêter Alfonso et De Loco, n’est-ce pas ? Quel était votre intention ?, demanda le vieil amiral.

— Ne vous en faites pas, Alfonso sera libéré ainsi que les deux étrangers. Toutefois, en échange de sa liberté, il devra renoncer à son rang d’amiral. Ce ne sera pas une grande perte et vous le savez. Je choisi mes officiers selon leurs compétences, je ne veux plus d’incapables dans nos rangs, dit Galcian.

— Et pourquoi avez-vous demander à ce que Fernando revienne à l’armada ?

— De Loco ne sera pas libéré.

— Comment !? … Attendez, est-ce que c’est encore à cause de ce qui s’est passé il y a vingt-ans ? », demanda Grégorio avec un air sombre.

Galcian acquiesça. Les évènements qui s’étaient produit étaient toujours dans la mémoire du commandant Valuan. Personne ne savait ce qui s’était vraiment passé à part qu’une cinquantaine de soldats avaient trouvé la mort en une seule nuit.

Galcian ne savait pas comment l’expliquer, mais il était sûr que De Loco avait quelque chose à voir dans cette affaire. Grégorio n’en croyait pas un mot. Il préféra mettre fin à la conversation et partir de son côté.

Pendant ce temps, les autres venaient de recevoir leur repas. Alfonso contemplait son assiette avec dédain. Maest avala une bouchée puis grimaça et repoussa son plat. Ceux qui avaient préparé ce… « dîner »… étaient aussi nuls que lui en cuisine.
Le temps passait très lentement. Din avait l’impression d’être enfermée depuis une éternité. De Loco se défoulait en cognant contre le mur de pierre. Il ne s’arrêta que lorsqu’il ressentit une vive douleur dans sa main. Il releva un peu son gant pour constater que sur le côté du pouce, la peau devenait bleutée. Il soupira et s’adossa contre le mur.

La nuit était tombée, mais personne ne trouvait le sommeil. Alfonso préférait encore s’asseoir sur le plancher plutôt que sur ce qui était supposé être un lit. Il commençait à fermer les yeux au moment où la porte s’ouvrit. Un étrange individu se tenait dans l’encadrement de la porte. Il avait un regard triomphant.

Il fonça vers la cellule où se trouvait Maest et Alfonso puis sortit un trousseau de clés et ouvrit la porte. Avant que le mage et le Valuan n’aient le temps de réagir, l’inconnu serra le blond dans ses bras.

« Alfonso, mi amigo !, s’exclama l’étranger en Maderan.

— L...Lâchez-moi, Vladimir ! », s’écria l’amiral en essayant de s’éloigner.

Maest observait la scène en se demandant qui était cet excentrique individu et comment se faisait-il qu’un homme aussi peu subtil soit arrivé sans avoir été repéré. Finalement, Alfonso fut relâché.

« Que faites-vous ici ?, demanda-t-il.

— Mais quelle question ! Je suis venu en ville pour aller récupérer quelques affaires. Je ne prévoyais pas rester longtemps ici. Sur mon chemin, j’ai rencontré le prince Enrique en personne. Je me suis dit que ce ne serais pas très courtois de m’en aller sans passer lui dire bonjour, alors je… , dit l’autre Valuan avant d’être interrompu par Maest.

— Euh, pouvez-vous abréger ?, demanda l’adolescent.

— Ah vous avez raison. Comme vous pouvez le voir, je viens aider mon meilleur ami à sortir d’ici », dit le rouquin en désignant Alfonso.

Ce dernier ne savait pas s’il fallait le remercier ou lui donner un coup de pied là où ça allait faire mal. Vladimir se disait être le meilleur ami du premier amiral, mais ce n’était pas vraiment réciproque. Il parlait comme une pie et quand il considérait quelqu’un comme son ami, il était presque pire qu’une sangsue.

Vladimir leur fit signe de sortir et de le suivre. Maest lui dit que deux autres personnes avaient été enfermées. Le rouquin acquiesça et alla fouiller les autres cellules. Il finit par trouver De Loco, qui semblait le reconnaître également, et Din dans la cellule à côté.

Vladimir posa un genou sur le sol et lui baisa la main. Le teint de l’épéiste devint écarlate.

« Veuillez pardonner mes compatriotes qui ont osé vous emprisonner. Je m’appelle Vladimir Primero, je viens de Valua, capitale des gens passionnés, dit-il tandis qu’Alfonso et De Loco évitaient de faire des commentaires.

— … Ne serait-ce pas plutôt la capitale des beaux parleurs à la langue bien pendue ?, répliqua Din.

— … Aïe », pensèrent les deux amiraux.

L’homme aux cheveux orangés se releva en riant. Il avait bien prit la réponse de l’adolescente. Le groupe ne perdit pas de temps pour sortir de la cellule. Ils entendirent des bruits de pas qui s’approchaient. Vladimir fit signe aux autres de se mettre à plat ventre et de se couvrir le nez et la bouche. Il lança une sphère métallique qui libéra une fumée blanchâtre.

Après un court instant, le gaz s’estompa et les gardes qui se trouvaient dans le couloir étaient profondément endormis. Soudain, le robot que le groupe avait trouvé émit un petit son. L’ingénieur se pencha pour voir d’où ce son venait. Il y avait un écran sphérique vert foncé où il y avait des points de différentes couleurs. Il y avait cinq points bleus et quelques points rouges.

Maest se demandait ce que c’était. De Loco supposa qu’il s’agissait d’un plan. Les points bleus les représentaient et les rouges montraient sans doute le nombre d’ennemi. Le groupe décida de se fier à la machine. Le robot se montra d’une grande utilité.

Quand ils n’arrivaient pas à éviter les soldats qui patrouillaient, Vladimir s’occupait d’envoyer des somnifères. Cette fois, Din n’eut pas le temps de retenir son souffle.

« … Merde, je commence à avoir sommeil… , dit-elle en baillant.

— Ce n’est pas le moment ! Nous sommes presque arrivés au port et… Ne vous endormez pas sur moi !!! », cria l’ingénieur en la secouant.

Malheureusement, ses cris attirèrent l’attention des soldats. Le groupe fut forcé de se séparer. Alfonso, Maest et Vladimir s’en allèrent d’un côté tandis que De Loco traînait l’épéiste, toujours suivit du robot.

Après une longue course dans les couloirs, l’amiral arriva au port. Il alla se cacher sous un escalier. De Loco s’énerva lorsqu’il vit que Din était encore en train de dormir. Il la secoua jusqu’à ce qu’elle se réveille. L’ingénieur sursauta lorsqu’il sentit une main sur son épaule.

Il se retourna et laissa échapper un soupir quand il vit que ce n’était que Maest et les deux autres Valuans. Ils avaient réussit à semer les soldats, mais l’entrée de la grande forteresse était fermée. Les gardes allaient sûrement prévenir leurs supérieurs et prendre des mesures pour les empêcher de quitter la ville.

Vladimir leur proposa d’utiliser son vaisseau, le Bravado et en profita pour leur annoncer qu’il était devenu un pirate de l’air. Le blond le dévisagea, bouche bée. Il savait que Vladimir était un imbécile, mais là c’était pire qu’il ne le pensait.

« Pour ce qui est de l’entrée de la forteresse, ils n’auront pas le choix de l’ouvrir tôt ou tard. Les amiraux Vigoro et Belleza sont supposés partir en mission. J’ai trouvé ces talents en faisant un peu d’espionnage. Je crois que j’ai un don pour ça, dit le rouquin.

— Vous, un espion ? Vous n’en avez pas l’air, commenta Alfonso.

— Mais c’est le but justement ! », répliqua Vladimir.

Ils entendirent des gens arriver. Ils retournèrent en vitesse sous l’escalier et attendirent.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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