Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 18 : Invasion

Ils reculèrent pour se dissimuler dans l’ombre le plus possible. L’amiral Ramirez et Galcian descendaient les escaliers, juste au-dessus de leur tête.

« … Alors, Fernando a le même objectif que nous, dit le jeune homme.

— Je n’aime pas son caractère, mais il nous sera d’une grande aide. Je vous ai expliqué pourquoi j’ai renvoyé De Loco également.

— Oui, Lord Galcian. C’est pour cela que j’ai envoyé mes troupes à sa recherche. Que fait-on des autres ?

— Ils allaient être relâchés de toute façon. Cependant, si vous retrouvez les deux étrangers, je veux qu’ils soient surveillés. Ils nous cachent quelque chose et je veux savoir ce que c’est.

— Que dois-je faire après avoir retrouvé De Loco ?

— Enfermez-le et gardez-le aussi sous étroite surveillance. Et un jour, qui sait, nous pourrions se servir de lui à notre avantage », dit Galcian.

Ils continuèrent de marcher et s’éloignèrent dans un autre couloir. Lorsqu’ils furent certains de ne pas être repérés, les autres sortirent de leur cachette. L’ingénieur était furieux. Din lui demanda s’il savait de quoi Galcian parlait, mais le Valuan secoua la tête. L’épéiste jugea que ce n’était pas le moment de le questionner davantage.

Maest prit la parole.

« Que fait-on maintenant ?

— J’en sais trop rien… , dit Din en haussant les épaules.

— Nous pouvons toujours se cacher dans l’un des vaisseaux, dit Alfonso.

— On pourrait utiliser le Caméléon, c’est le vaisseau le plus proche », proposa l’adolescent.

L’ingénieur ne répondit pas. Il n’avait pas suivit la conversation. Il sursauta lorsque le jeune mage claqua des doigts près de son oreille. Maest lui répéta ce qu’il venait de dire et De Loco acquiesça d’un air absent.

Ils se rendirent à bord du Caméléon et furent soulagés de voir que le vaisseau était désert. Din alla s’asseoir au hasard et fixa le plafond. Un silence lourd régnait. Ils étaient coincés à Valua et aucune idée ne leur venait en tête. Un bruit d’explosion les ramena brusquement à la réalité. L’instant d’après, le son d’un alarme se fit entendre.

* * *

Les amiraux furent convoqués d’urgence à la salle de réunion. Ils tentaient de reprendre leur souffle après avoir couru dans les couloirs. Galcian se tenait face à la fenêtre. Il fit quelques pas de côtés, permettant aux autres d’approcher pour voir ce qu’il se passait. La grande forteresse était attaquée. On pouvait voir des créatures ailées qui envoyaient des rafales d’électricité à l’entrée de Valua.

Galcian donna l’ordre aux amiraux de se rendre à leur vaisseau pour contre-attaquer. Avant de quitter, Fernando demanda à piloter le Caméléon. Son supérieur acquiesça et lui dit de se dépêcher.

* * *

Maest, qui se trouvait près du hublot, vit des soldats se précipiter vers les différents navires de l’armada. Alfonso se demandait qui était assez fou pour attaquer Valua de cette façon. Il écarquilla les yeux lorsqu’il vit la paroi de la forteresse qui commençait à être sérieusement endommagée.

« Qu’est-ce que… !? Quel genre de vaisseau peut faire autant de dégâts !? », s’écria-t-il.

De Loco laissa échapper une exclamation. Vladimir regarda à travers l’un des hublots et vit que l’amiral Fernando se dirigeait vers le Caméléon avec ses soldats.

« Vous êtes le capitaine de ce vaisseau, non ? Vous devriez vous dépêchez de le mettre en marche avant que cet homme monte à bord ! », dit le voleur bleu.

L’amiral couru jusqu’au tableau de bord et fit démarrer les moteurs. Il releva la tête et vit la grande forteresse pivoter. C'était le moment parfait. Le vaisseau fila à sa vitesse maximale vers la sortie.

L’homme aux cheveux noirs s’était arrêté net. Il regarda le vaisseau s’éloigner. Les soldats qui l’accompagnaient étaient sous le choc, mais Fernando semblait étrangement calme.

« Bien joué… Profite bien du peu de liberté qu’il te reste… », marmonna-t-il avec une lueur de démence dans les yeux.

Pendant ce temps, les autres troupes de l’armada étaient occupés à combattre leurs envahisseurs. Il s’agissait de chevaux blancs ailés montés par des mages. Ils arrivaient à éviter aisément les boulets de canons. Soudain, à la surprise es amiraux, leurs ennemis se retiraient du combat.

L’amirale Belleza contacta son supérieur par la radio.

« Lord Galcian, l’ennemi bat en retraite. Devons-nous partir à leur poursuite ?, demanda-t-elle.

— Non. La forteresse a subit des dégâts plus importants que nous le pensions. Il va falloir l’aide de toutes nos troupes pour la réparer le plus vite possible », dit-il.

Belleza jeta un dernier regard aux cheveux ailés. Jamais elle n’avait vu ce genre de choses ailleurs que dans les livres. Qui étaient les gens qui les chevauchaient et pourquoi ont-ils attaqué ? La jeune femme retourna à la grande forteresse, la tête remplie de questions.

Au même moment, le groupe vit que le ciel s’éclaircissait petit à petit. Le soleil n’allait pas tarder à se lever. Din eut un sourire et s’écria :

« Enfin un peu de lumière !

— Si vous aimez le soleil, dîtes hourra !, chanta Vladimir.

— … Fermez-la », répondit le groupe.

Le rouquin soupira, mais retrouva sa bonne humeur en quelques minutes et demanda quel était leur prochaine destination. Le capitaine du Caméléon ne savait pas quoi répondre. Son vaisseau étant assez… unique, risquait d’être très remarqué. Ce ne serait pas très difficile de le retrouver.

Tout à coup, il remarqua que le robot émettait un son plutôt inquiétant. Il vit qu’il y avait une fonction radar. La machine détectait quelque chose qui s’approchait du vaisseau.

Maest vit des pégases se diriger droit vers eux. L’un des cavaliers envoya un éclair sur un hublot. Le mage fit un bond de côté pour éviter les éclats de verre. C’est à ce moment que le groupe entendit une voix qu’ils reconnaissaient…

« Arrêtez-vous ! Relâchez le Feïress immédiatement !!! », cria la voix de Meryl.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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