Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 19 : D’une prison à une autre

Alfonso était sous le choc. Si les hublots auraient été plus grands, le blond se serait jeté volontier dans le vide… ou peut-être pas.

De Loco soupira de découragement et arrêta son vaisseau près de l’île la plus proche. Si ces mages étaient assez puissants pour endommager la forteresse valuanne, ils pouvaient facilement détruire le vaisseau.

Le groupe sortit à contre-cœur. Le visage du noble devint rouge vif lorsque Meryl se jeta dans ses bras.

« Lord Alfonso, vous êtes en vie !!!, s’exclama-t-elle.

— Oh ? Vous avez une fiancée, maintenant ? », demanda le rouquin avec un sourire.

Le jeune homme aux cheveux blonds lui lança un regard meurtrier. Vladimir l’ignora et se mit à siffler d’un air innocent. Meryl s’éloigna soudainement du Valuan en rougissant. Même si elle était l’une de ses gardes personnels, elle n’avait pas le droit de faire ça.

« Que s’est-il passé ? Est-ce que ces individus vous ont forcé à aller sur cet autel ? Je n’aurais jamais pensé me retrouver ici… Heureusement j’ai pu contacter nos soldats, dit-elle.

— Comment m’avez-vous trouvé ?, demanda Alfonso.

— Ma sœur, Sola, a réussi à vous localiser », répondit Meryl en désignant une jeune femme qui se trouvait à sa gauche.

Elle avait des cheveux blonds cendrés attachés en une tresse découlant sur son épaule par devant. Comme tous les autres Eres, ses yeux étaient bleus.

La sœur de Meryl s’inclina poliment devant Alfonso. Elle jeta un regard vers le Valuan aux cheveux violet et son visage devint blême. L’autre jeune femme fronça les sourcils et s’éloigna avec Sola pour lui parler en privé.

Le groupe les observait silencieusement. Le jeune homme aux cheveux blonds commençait à devenir irritable et impatient. Les autres ressentaient la même chose. Ils ne pouvaient pas entendre la conversation des deux sœurs, mais ils savaient que ce n’était pas un bon signe.

Meryl fit signe au jeune homme de venir. Il la suivit en essayant de rester calme.

« Qu’est-ce qu’il y a ?, demanda Alfonso d’un ton un peu plus sec qu’il ne l’aurait voulu.

— Vous devez éviter ces gens à tout prix. Surtout cet homme, dit Meryl.

— Je ne suis pas avec eux parce que j’en ai envie, mais pourquoi dites-vous cela ?

— Nous vous expliquerons une fois que nous serons chez nous.

— Ce ne sera pas possible. Il n’y a aucun moyen de retourner à Una et je vous le répète pour la dernière fois : Je ne suis pas le Feïress !

— Nous allons vérifier ça tout de suite », dit une voix qui venait de derrière lui.

Alfonso sursauta et se tourna vers l’homme qui venait de descendre de son pégase. Il s’agissait de Reyson. Il s’avança vers le Valuan en sortant son poignard. Soudain, l’Eres laissa échapper un cri et lâcha son arme.

Maest venait de lui envoyé une boule de feu. Il s’était occupé à réviser ses livres de magie depuis plusieurs jours et avait réussi à apprendre les sorts de base par cœur.

Vladimir ne savait pas qui était ces gens et n’était pas au courant de ce qui s’était passer avant de rencontrer le groupe, mais il savait que son ami avait besoin d’aide. Le pirate valuan sortit deux courts bâtons métalliques. Au bout de chaque bâton, il y avait une pierre de lune rouge. Elle était entourée d’une sphère faite de tiges de cuivre tordues.

Reyson ramassa son poignard et s’apprêta à attaquer le jeune mage. Vladimir s’interposa et donna un coup horizontal. L’Eres s’arrêta lorsqu’il vit la pierre de lune s’enflammer. Le bout de l’autre bâton s’alluma également.

Meryl se mêla au combat et se prépara à lancer un sort. Din tenta de l’en empêcher, mais le mage aux cheveux blonds lui barrait la route. Même s’il maniait un poignard alors que l’adolescente avait une épée, l’Eres était un adversaire redoutable.

Din serra les dents lorsqu’elle sentit l’arme tranchante de Reyson s’enfoncer dans son bras. Il retira la lame avant d’envoyer la jeune fille sur le sol en lui donnant un coup de pied au visage. Maest se dépêcha de l’aider à se relever.

L’île où ils se trouvaient était minuscule et ressemblait surtout à un rocher flottant. S’ils s’approchaient trop du bord, ils pouvaient facilement glisser et tomber.

Vladimir était incapable de venir en aide aux deux adolescents puisqu’il était déjà occupé à combattre une cavalière pégase. Ses bâtons enflammés semblaient assez efficaces contre ces montures volantes, mais Meryl termina son incantation et une énorme bulle d’eau apparut et explosa devant le jeune homme. Il se retrouva trempé jusqu’aux os.

« Ah hélas mes flambeaux ardents n’ont pas fait long feu… , dit-il tristement.

— Ce n’est pas le moment de faire des jeux de mots stupides ! », lui cria Alfonso.

Le voleur bleu se releva en répliquant que ce n’était pas son intention. Pendant ce temps, De Loco soignait le groupe comme il le pouvait, mais il s’écroula sur ses genoux, le souffle court lorsqu’il épuisa son énergie magique.

Maest lui demanda s’il allait bien. L’ingénieur acquiesça en essayant de se relever. Il semblait furieux contre lui-même. La majorité des gens pouvaient utiliser la magie sans problèmes alors qu’il était exténué après deux ou trois sorts. Il ne pouvait rien faire d’autre parce qu’il n’avait aucune arme sur lui.

Quant au robot… il était derrière l’ingénieur et ne faisait rien. On aurait presque dit que la machine essayait de se cacher.

« … Merci, ça nous aide vraiment ça », marmonna De Loco sarcastiquement.

De son côté, Alfonso tentait de s’éloigner du lieu de combat, ce qui était loin d’être facile. Meryl monta sur son pégase et vint près du jeune homme. Elle lui tendit la main pour qu’il monte. L’amiral s’éloigna d’elle. Il préférait encore rester avec le groupe plutôt que de suivre l’Eres.

Il ne se gêna pas pour lui dire sa façon de penser. La jeune femme aux cheveux blonds avait les yeux écarquillés comme si on l’aurait giflée.

Reyson, qui était remonté sur sa monture ailée, attrapa le Valuan par le bras. Ce dernier se débattit jusqu’à ce que l’Eres lui dise que ce n’était pas une bonne idée. Alfonso baissa les yeux et ne pût se retenir. Il hurla.

L’autre homme soupira avec exaspération et fit monter Alfonso sur le pégase. Puis, Reyson fit signe aux troupes de partir. L’amiral ne pouvait rien faire à présent. S’il faisait un faux mouvement, il risquait de tomber dans le vide.

Le groupe, qui était à bout de force, regardait la troupe aérienne s’éloigner jusqu’à ce qu’elle soit hors de vue.

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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