Skies of Arcadia island

La terre de l'ancien monde

Chapitre 5 : Le saphir royal

Din et Maest avaient choisi de venir à Deltaël, la capitale de Delta, parce que c'était la ville la plus grande du continent. Le matin venu, le groupe quitta l'auberge. Beaucoup de passants regardaient dans leur direction. Les deux amiraux commençaient à trouver cela énervant. Ils arrivèrent finalement au magasin. Maest s'avança vers le comptoir. Avant qu'il n'ait le temps d'ouvrir la bouche, le propriétaire prit la parole.

« Du vent ! Les habitants n'ont plus le droit de venir ici. Toute la marchandise est réservée au soldats du royaume. Maintenant que vous le savez, partez immédiatement », dit-il sèchement.

Ils sortirent en vitesse. Alfonso demanda au jeune mage si les marchands étaient toujours comme ça. Apparemment, c'était la première fois que Maest rencontrait un commercant aussi impoli.

« Comment on va faire pour reconstruire le Caméléon ?, demanda De Loco.

— On va trouver un autre moyen ! Je suis sûre qu'il y a d'autres endroits où on peut trouver des outils, répondit Din.

— Il doit y en avoir à Minkerell », dit Maest.

L'épéiste lui dit qu'il y avait une autre ville pas trop loin et qu'elle n'avait pas trop envie de faire demi-tour. Pour une fois, Alfonso était du même avis. Pour se rendre au village, il fallait passer obligatoirement par la forêt. Il ne tenait pas à retourner là-bas. Le mage finit par accepter d'aller à la ville voisine. Ils retournèrent à l'auberge pour rester une nuit de plus. De Loco commenca à travailler sur les plans du vaisseau. Din vint cogner à la porte. L'amiral soupira et lui dit d'entrer. Elle déposa une assiette sur son bureau.

« Il commence à se faire tard. Vous devriez manger un peu, dit-elle.

— Je n'ai pas faim. Pouvez-vous me laisser tranquille ? Je suis occupé !

— Ça fait déjà plusieurs heures que vous travaillez.

— Et alors ? Je n'ai pas besoin de vous pour me dire quoi faire. Maintenant, sortez », dit De Loco avec énervement.

Din trouvait qu'il était vraiment têtu, mais sortit sans rien dire.

L'amiral ne la trouvait pas particulièrement antipathique, mais il n'éprouvait pas plus de sympathie pour elle que pour un cafard mort. Il voulait retourner à Valua pour ne plus avoir à supporter son collègue et ces deux adolescents. Il passa donc le reste de la nuit à travailler.

Le lendemain, Din vit qu'il était toujours en train de dessiner les plans du Caméléon. Il n'avait pas mangé et ne semblait pas avoir dormi. Alfonso lui dit qu'il était toujours comme ça. La jeune fille alla voir le Valuan en espèrant qu'il l'écoute, mais ce dernier se montra encore plus froid et agressif. De Loco se mit à hausser le ton et à lui lancer des myriades d'insultes.

Din ne semblait pas du tout affectée et sortit de la pièce en se disant que ça passerait. Maest, qui avait tout entendu, était furieux. Din était assez étonnée de le voir dans cet état parce qu'il se mettait rarement en colère.

« Sérieux, je ne le comprend pas ! Tu veux l'aider et il te réponds comme ça !? Je crois que ça ne vaut pas la peine de s'en faire pour des gens aussi peu reconnaissants, dit Maest.

— Tu as peut-être raison, mais…, commenca Din.

— Je ne te comprend pas non plus…, soupira l'adolescent.

— Je suis capable de les supporter, aussi désagréables soit-ils. Tu n'es pas obligé de rester. Je ne veux pas te forcer à les endurer.

— Hey, je n'ai pas l'intention de te laisser seule avec eux ! Enfin, je… Je ne leur fait pas confiance c'est tout », dit-il.

Din le remercia avec un sourire. Ils partirent se promener dans la ville en réfléchissant à un moyen d'obtenir les outils et matériaux. Maest lui dit que même s'ils arrivaient à en trouver, ils n'avaient pas les moyens d'en acheter. L'épéiste s'arrêta. En effet, elle n'avait pas réfléchit à ce détail. Elle poussa un soupir avant de reprendre sa marche. Les deux adolescents marchaient en essayant de trouver une solution, mais sans succès.

Soudain, ils entendirent une voix faible les appeler. Une villageoise était accroupie dans une des ruelles. Elle avait une entaille profonde sur une de ses côtes. Ils coururent dans sa direction pour lui venir en aide. À en juger par ses habits, il s'agissait sûrement d'une servante du château. Elle sortit un paquet recouvert de tissus.

« Vous ne pouvez rien faire. C'est une blessure fatale… Prenez-ça et quittez la ville au plus vite. Le roi… il… il est… »,commenca-t-elle.

La servante sentit ses forces l'abandonner et ne put finir sa phrase. Din baissa la tête. Elle ignorait qui était cette personne, mais cette femme semblait tellement désespérée. Maest voulut l'emmener pour l'enterrer lorsque des voix de soldats se firent entendre. Din prit son ami par le bras et courut. Elle ne voulait pas s'enfuir, mais si elle ne l'aurait pas fait, ils seraient tous les deux arrêtés pour un meurtre qu'ils n'avaient pas commis.

Une fois arrivés à l'auberge, ils se laissèrent tomber sur le canapé le plus proche pour reprendre le souffle.

« Qu'est-ce qu'il vous arrive ? », demanda Alfonso.

Maest fit signe à l'amiral de les suivre. Ils se rendirent à la chambre où De Loco travaillait sur ses plans. Il déchira la feuille furieusement. Il se retourna en disant qu'ils avaient intérêt à avoir une bonne raison pour le déranger. Les deux adolescents racontèrent ce qui s'était passé. Puis, l'ingénieur demanda à voir ce que l'inconnue leur avait donné. Le tissu recouvrait une boîte bourgogne et dorée. Din reconnut l'emblème de la famille royale de Delta. La boîte contenait un saphir. Des symboles étaient gravés dans la pierre. On aurait dit une langue ancienne. Le saphir était assez gros mais ne dépassait pas la largeur de la paume d'une main. Un joyau de cette taille devait valoir très cher.

« Vous auriez dû laisser ça là-bas. C'est sûrement un objet volé. Si quelqu'un nous voit avec ça, nous sommes fichus », dit De Loco.

Din lui répliqua que cette femme n'avait pas l'air d'une voleuse. L'amiral lui reprocha d'être trop naive.

« Avant de mourir, elle nous as dit de prendre la pierre et de quitter la ville. Ensuite, elle a commencé à dire quelque chose à propos du roi, mais c'est à ce moment qu'elle s'est effondrée », dit l'épéiste.

Tout à coup, ils entendirent des bruits de pas qui semblaient s'approcher de leur chambre. Alfonso cacha la boîte sous un oreiller au moment où quelqu'un cogna à la porte. Le blond leur dit d'entrer. Plusieurs soldats se trouvaient dans le couloir. L'un d'eux leur expliqua qu'une servante s'était enfuie du château avec un objet important. Ils ont trouvé le corps, mais pas ce qu'elle avait prit. L'homme leur demanda s'ils avaient vu quelque chose. Maest leur répondit qu'ils avaient passé la journée à l'auberge.

Sans dire un mot, les soldats allèrent vers les autres chambres. Le mage ferma la porte en soupirant de soulagement. En regardant par la fenêtre, on pouvait voir d'autres gardes qui cherchaient le saphir partout à travers la ville. Le groupe sentait que ce n'était pas un joyau ordinaire…

Écrit par Din - Lire la suite ==>

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